Jeans denim et Japon : une histoire fusionnelle

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(c) Edwin – Années 70

Cette illustration, que l’on doit à la marque EDWIN, est intéressante à plus d’un titre : elle a non seulement le mérite d’être singulièrement esthétique, mais elle est également parfaitement fidèle à la culture de son pays d’origine, le Japon, mélange de tradition et de modernité, dans une recherche permanente d’harmonie.

Que de chemin parcouru depuis la fin des années 40, époque où la plupart des jeans portés au Japon sont importés des Etats Unis : portés par l’engouement croissant que la toile denim suscite au Pays du Soleil Levant, des pionniers comme Tsunemi San, créateur de la marque EDWIN, vont contribuer à développer la production de jeans localement, qualitativement et quantitativement, en récupérant des Etats Unis des métiers à tisser réformés…

Quelques décennies plus tard, le Japon a non seulement comblé son retard dans la production et la culture du jeans, mais il a, d’une certaine manière, dépassé ses maîtres.

Car aujourd’hui :

-les marques de denim japonaises sont nombreuses et en plein développement à l’international – outre EDWIN et BIG JOHN, 2 des marques pionnières du jeans nippon, on citera des marques comme 45RPM, EVISU, SKULL JEANS, MOMOTARO JEANS, ONI DENIMIRON HEART ou encore ONE GREEN ELEPHANT

-le « made in Japan » est devenu une référence absolue dans l’industrie du jeans -comme encore récemment dans l’industrie automobile ou électronique-  qui voit s’exprimer tout le savoir-faire et le perfectionnisme nippon, portant au firmament la toile denim japonaise, dont la fameuse toile denim selvedge, que les plus grandes marques de denim cherchent à se procurer pour réaliser leurs plus belles pièces (les marques de créateurs, ou des marques exigeantes comme le canadien NAKED AND FAMOUS DENIM).

Le prestige de la toile denim japonaise provient aussi bien de la noblesse des matières utilisées (les meilleurs cotons, les rivets en cuivre…) que de la maîtrise de chaque étape de transformation et de finition du jeans, de telle sorte que la maestria japonaise trouve son expression aussi bien à travers un jeans brut imaculé qu’à travers un jeans délavé comme il se doit.

Prestige qui permet au Japon de résister à la concurrence de plus en plus vive de pays producteurs de jeans à moindre coût, comme la Turquie, la Tunisie ou la Chine.

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5 commentaires

green is beautiful

publié le 18 octobre 2013 à 16h47

Superbe article, clair et complet pour la profane du jean que je suis …en quête d’une meilleure connaissance, c’est exactement les infos que je cherchait…j ai entendu parler également de la “légende” de la toîle de Nime…à quel moment cela intervient dans l hisoire ? car j ai également lu que les meilleurs toiles de la fin du 19es venaient de Manchester, là où se sourcait Levis, je m y perds un peu…

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