Saga des marques de denim : ATELIER LADURANCE et le jeans

Photo : étiquette Atelier LaDurance

ATELIER LADURANCE est une marque de denim française créée en Provence en 2002.

Sa philosophie : proposer des articles d’inspiration fin des Années 40, réalisés en petites série à partir des meilleures toiles denim et matériaux et selon des procédés de fabrication des plus exigeants jusqu’au moindre détail.

Qualité et couleur des surpiqûres, choix des rivets et des boutons, originalité de l’implantation des passants de ceinture, doublure intérieure des poches, traitement de la toile denim brute : une démonstration de travail bien fait, véritable trait d’union entre le label français ATELIER LADURANCE et ses clients.

Sans être omniprésente, la fameuse toile denim indigo est bien le fil rouge de l’assortiment de prêt-à-porter et d’accessoires proposé par ATELIER LADURANCE, composé:
-de jeans denim (proposés en général dans 2 longueurs de jambes 33’ et 35’) et de vestes en jean pour homme
-d’un jeans et d’une veste en jean pour femme
-d’une mini-collection de jeans et de vestes (Kiddies) pour enfant
-d’accessoires (sacs et ceintures)

ATELIER LADURANCE s’est illustrée notamment à travers plusieurs collaborations avec la célèbre boutique COLETTE, à Paris.

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Saga des marques de jeans : SUGAR CANE

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SUGAR CANE est une marque de prêt-à-porter britannique qui voue un culte particulier pour le denim en version originale non sous-titrée… Une version essentiellement 100% japonaise -comprenne qui pourra.

Plusieurs années (une vingtaine selon la marque) de développement et d’exploration, étape par étape, ont été nécessaires à SUGAR CANE pour réussir à proposer une gamme de jeans made in Japan, réalisés sur de vieux métiers à tisser, teintés selon des procédés de lavage indigo à la main.

Tout y est : toile denim selvedge plus épaisse (plus de 14 oz), modèles 5-poches, étiquettes cuir, surpiqûres réalisées à la main, rivets personnalisés…

L’offre jean de SUGAR CANE est solidement attachée à ses origines, comme en témoignent :
-le modèle de jean ‘Sugar Cane Awa‘ , du nom de la ville de l’Ouest du Japon « Awa », haut lieu de la production d’indigot
-le modèle de jean ‘Sugar Cane Okinawa’, confectionné à partir de toile denim et coloration indigo originaires de la région d’Okinawa

SUGAR CANE propose d’autres pièces en denim, comme une veste en jeans.

La collection SUGAR CANE est commercialisée au Royaume-Uni, et dans quelques boutiques en Allemagne, Suède, Suisse, Pays-Bas et France.

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Saga des marques de jeans : ONI DENIM

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ONI DENIM est une marque de denim japonaise créée par Oishi San, qui a fait ses classes chez Levi’s Japon, et n’est autre que le fils d’un des fondateurs de la Oishi Trading Company, jadis l’une de societés propriétaires de la marque de jeans japonaise CANTON, qui a eu ses heures de gloire dans les années 70.

Dire qu’ ONI DENIM est une marque démoniaque n’est pas lui faire insulte, puisqu’ONI signifie en effet « démon » en japonais, d’où la reprise dans le logo de la marque d’un masque classique de démon dans la pure tradition iconographique japonaise.

ONI DENIM est une marque de denim japonaise aussi culte que réservée aux initiés. Son approche est, à l’instar de certaines marques de denim japonaises comme SAMOURAI JEANS, extrêmement puriste : selon la légende, ses jeans sont réalisés à partir de toile denim selvedge 100% japonaise sur des métiers à tisser vieux de 80 ans, et passés dans de multiples bains de coloration indigo d’origine naturelle. Ils sont pour une large part confectionnés par des mains expertes dans un pur respect de la tradition, à Okayama.

La gamme ONI DENIM est composée de modèles de jeans réalisés avec une toile denim variant de 14 oz à 19 oz, dans des teintes indigo très intenses et personnalisés par de nombreux détails ultra-soignés, qu’il s’agisse des rivets, des surpiqûres ou des coutures.
Avec une mention spéciale pour l’un des fleurons de la gamme : le Oni Awa Shoai en toile 19 oz, teinté à l’indigo selon un procédé certifié par le gouvernement japonais comme étant un « trésor culturel national ». Jolie distinction.

Le canadien NAKED AND FAMOUS DENIM ne s’y est pas trompé en collaborant en 2011 avec ONI JEANS pour réaliser un résultat réjouissant : un modèle WeirdGuy brut en toile denim selvedge réalisé sur les fameux métiers à tisser de la marque japonaise.

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Jeans denim culte : le 501 (R) de LEVI’S

C’est en 1890 que Levi Strauss et Jacob Davis donnent naissance au modèle Levi’s 501, un pantalon en toile denim brute de coupe large.

Doyen des jeans, Dieu des Dieux du denim, le Levi’s 501 est aussi le plus mythique de l’histoire de la célèbre toile indigo, véritable icône du fameux 5-poches aux rivets et surpiqûres orange. Comment expliquer une telle longévité, faisant fi des changements d’époques et de modes?

La vie du 501 est un roman qui traverse les 120 dernières années de la mode, et illustre sa capacité à évoluer régulièrement avec son temps:
*brut de brut pendant sa « carrière professionnelle » du début du XXème siècle
*dans les années 30, l’arrivée du Red Tab et sa conquête d’une clientèle plus jeune -qui ne veut pas d’un jeans de papa- en remplaçant boutons de bretelle et martingale par les passants de ceinture,
*le retour à l’essentiel occasionné par le rationnement de la guerre
*depuis l’après guerre, quelques mues successives (coupe plus droite) et variations sur le thème 501: déclinaisons de coloris (blanc, black, beige…) et de délavages (Stone Bleach, One Bleach).

Le 501 a longtemps incarné le nec-plus ultra du jeans, réussissant la quadrature du cercle -être à la fois premium (vendu au prix élevé pour l’époque de 500 Francs, soit 80€) et populaire à la fois; mais s’il reste un standard, sa situation s’est compliquée à partir des années 90, face aux assauts d’une nouvelle génération de marques ambitieuses et bien décidées à tuer le père… Le 501 ne fait plus rêver les 15-35 ans comme jadis, et c’est d’ailleurs un important défi que doit relever Levi’s aujourd’hui pour réenchanter le rêve que suscite son modèle fétiche et casser la spirale de sa banalisation.

Levi’s lui rend d’ailleurs un hommage appuyé, mais plutôt exclusif et délibérément tourné vers ses origines, avec sa ligne vintage Levi’s Vintage Clothing, qui propose dans son catalogue près d’une dizaine de rééditions de grands crus de 501, avec notamment les millésimes 1901, 1922, 1933, 1944, 1947, 1954, 1955 ou encore 1966.

Lire aussi les articles ‘Aux origines du denim : Levi Strauss‘ et ‘Saga des marques de jeans : LEVI’S‘.

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Jeans et denim de A à Z : la surpiqûre

La surpiqûre ou “double stitching” est une piqûre apparente sur un textile, exécutée au point droit. Aucun lien donc avec une quelconque campagne de vaccination nationale.

Elle peut avoir fonction décorative (jouer sur le contraste des couleurs entre le fil et le tissu) ou fonctionnelle (renforcer la couture maintenant deux pièces de tissu)

C’est en 1873 que la surpiqûre fait son apparition dans la fabrication du denim, à l’initiative de Levi Strauss - encore lui – qui a l’idée d’apposer des surpiqûres oranges sur les poches arrières de ses pantalons. C’est ce qui marquera la naissance du jeans dans sa forme actuelle.

Les fabricants exploitent aujourd’hui la surpiqûre comme un moyen de personnaliser leur modèles de jean, par le choix des couleurs et des motifs réalisés.

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