Matteo RENZI : un style qui tranche

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matteo renzi in jeans

Le jeune et brillant premier ministre italien Matteo RENZI est incontestablement l’une des personnalités poltiques dont on parle le plus actuellement en Europe, et ce seulement 3 mois après sa prise de fonction.

Matteo RENZI affiche des ambitions réformatrices rafraichissantes qui, si elles doivent naturellement être suivi d’effet et devront être jugées sur leurs résultats, semble déjà avoir atteint un premier résultat : celui de contribuer à faire évoluer le climat politique en Italie.

Ex-publicitaire, Matteo RENZI est un homme de communication, qui a compris l’importance des symboles et des mots. Et que c’est d’abord par un style différent que l’on peut espérer incarner de manière crédible une aptitude à provoquer le changement souhaité.

Entre autres expressions de son style, nous ne pouvions justement passer sous silence le rôle central du jeans dans le dress code du premier ministre italien, et pas seulement pendant le week end : il lui arrive de rencontrer des journalistes ou de présider des sessions de travail en arborant sans vergogne un denim (de belle facture).

Une telle rupture de style doit naturellement beaucoup au fait qu’une génération sépare Matteo RENZI de la plupart de ses homologues; il n’en reste pas moins qu’il n’est pas offert à tout le monde d’afficher dans l’exercice de ses fonctions un style smart casual rafiné et maitrisé, dans le pur esprit du légendaire bon goût italien.

Lire aussi nos articles sur le jeans denim italien : http://leblogdujeans.mondenim.com/category/tendances/jeans-denim-italien/

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God save the jeans !

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Source Alpha Presse

Source Alpha Presse

Jeune père, le Prince William affiche décidément des codes vestimentaires en rupture avec ses illustres et royaux ascendants, lorsqu’il peut s’affranchir du protocole et des nombreuses obligations officielles liées à son rang.

Aux antipodes des tenues colorées et assorties tailleur / chapeau de Sa Majesté la Reine Elisabeth II, le Prince William privilégie un style smart casual parfaitement maitrisé et qui ne doit rien au hasard, souvent composé d’une chemise bleu clair à col ouvert et même d’un jeans, comme à l’occasion de cette toute dernière séance photo familiale. God Save the jeans !

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Génération denim : Kristen Stewart et le jeans

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Photo (c) Sipa

Kristen Stewart est une actrice américaine dont le nom est immédiatement associé à la saga Twilight adaptée au cinéma, une affiche qu’elle partage notamment avec Robert Pattinson.

C’est dès l’adolescence que Kirsten Stewart entame une prometteuse carrière cinématographique, avec ses rôles dans ‘Panic Room’ (David Fincher, 2002, avec Jodie Foster et Forest Whitaker), ou encore ‘Into the Wild’ (Sean Penn, 2007).

Très occupée depuis 2008 par les différents tournages et promotions des nombreux opus Twilight (le chapitre V est en préparation !), Kirsten Stewart n’en a pas moins réussi à diversifier son répertoire, que ce soit dans « Blanche-Neige et le chasseur », gros succès au box office américain (Rupert Sanders, 2012, avec Charlize Theron) ou dans ‘Sur la route’, l’adaptation du célèbre roman éponyme de Jack Kerouac, l’un des livres fétiches de l’actrice américaine, réalisé par Walter Salles et présenté au dernier Festival de Cannes. L’occasion de vérifier que Kirsten Stewart porte aussi haut la robe de soirée que des looks smart casual, type jeans denim + blouson de cuir.

En somme, déjà un joli parcours pour cette actrice précoce – elle n’a que 22 ans, que vient compléter un récent contrat d’égérie pour une marque de parfum.

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Génération denim : Charles Berling et le jeans

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Photo : Charles Berling

Charles Berling est un comédien français dont la carrière commence sur les planches, au début des années 80 ; sans jamais s’éloigner du théâtre, pour lequel il interprète les œuvres de nombreux auteurs contemporains (Camus, Koltès, Beckett, Fassbinder, Pagnol ou Garcia Lorca) et classiques (Molière, Shakespeare), c’est par le cinéma que son talent polymorphe va éclater au grand jour, à partir du début des années 90.

Au total, Charles Berling peut aujourd’hui revendiquer une quinzaine de rôles pour la télévision, et surtout une cinquantaine pour le cinéma, dans des registres extrêment variés, notamment dans ‘Petits arrangements avec les morts’ (Pascale Ferran, 1994, film qui lui offre sa première nomination aux Césars), ‘Nelly et Mr. Arnaud’ (Claude Sautet, avec Michel Serrault et Emmanuelle Béart), ‘Ridicule’ (Patrice Leconte, 1996), un rôle dérangeant dans ‘Nettoyage à sec’ (Anne Fontaine, 1997), ‘Ceux qui m’aiment prendront le train’ (Patrice Chéreau, 1998), ‘L’ennui’ (Cédric Kahn, 1998, avec Sophie Guillemin), ‘Les destinées sentimentales ‘ (Olivier Assayas, 2000), ‘Je reste’ (Diane Kurys, 2002, avec Sophie Marceau et Vincent Perez), plus récemment ‘L’homme de sa vie’ (Zabou Breitman, 2006) ou dernièrement ‘Le Prénom ‘ (Alexandre de la Patelière et Mathieu Delaporte, 2012, avec Patrick Bruel).

Charles Berling prête également sa voix pour la version française du film documentaire d’Al Gore ‘Une vérité qui dérange’ (2006), sans oublier son goût pour la mise en scène (notamment ‘Fin de partie’, de Samuel Becket, qu’il met en scène en 2008), ou ses récents débuts dans la chanson.

Eclectique, Charles Berling l’est autant dans son jeu que dans ses goûts vestimentaires, se laissant volontiers tenter par un look polyvalent et smart casual qui lui ressemble, élaboré autour d’un jeans denim et d’une veste.

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Le jeans denim, “tenue incorrecte” ?

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Le denim s’est imposé progressivement dans les codes vestimentaires de tous les jours à travers le monde, favorisé par sa robustesse, sa facilité d’entretien, et la grande diversité de son offre, que ce soit en terme de coupes (du slim ou bootcut en passant par le tapered, le 7/8 ou le loose), de coloris (toutes les nuances possibles de l’indigo -du bleu clair qui confine au blanc cassé -façon Stone Bleach- à l’indigo hyper-intense d’une toile denim japonaise brute, mais aussi désormais toutes les couleurs de l’arc-en-ciel) ou de finition (l’effet usé, le strass, les innombrables personnalisations…)

Le jeans fait effectivement partie de la garde-robe d’une grande partie des femmes, hommes et enfants du monde entier. Pour autant, le jean est-il considéré comme une ‘tenue correcte‘? N’est-il pas condamné à être confiné au style décontracté, et donc pas adapté à des situations exigeant des codes vestimentaires plus ‘habillés’?

Les exemples sont nombreux où le port du denim n’est pas le bienvenu, que ce soit :

-dans certains établissements type boîtes de nuit, clubs ou autres bars branchés, affichant (ou pas) la mention “Tenue correcte exigée

-sur un parcours de golf, où chinos et pantalons à carreaux règnent en maître : le jeans n’est pas l’ami des règles de bonne conduite du golf -la très respectée “étiquette”

-dans certaines soirées ou événement exigeant le port d’une “tenue de ville“, c’est à dire le costume sans le nommer

-dans un environnement professionnel strict et codé, exigeant un rôle de représentation ou de démarchage commercial etc…

Force est donc de constater que le jeans n’est pas, dans certains cas, considéré comme une “tenue correcte” ; pour autant, nous ne nous laisserons pas aller à la facilité d’un raisonnement par l’absurde, qui consisterait à en déduire que le jean est donc une tenue “incorrecte”.

La raison est simple : le denim reste l’incarnation d’un style vestimentaire “casual”, par définition incompatible à un environnement plus strict et habillé.

Pour autant, les mentalités évoluent ces dernières années, portées par l’avènement du jeans de créateur ou du jeans brut -sobre et sans fioriture, tendant à faisant évoluer le jeans vers l’univers du “casual chic” ou “smart casual“, à mi-chemin entre la tenue décontractée et la tenue habillée, et ce en particulier auprès de la Génération Y (née dans les années 80 et 90).

La preuve en est :

-le denim s’invite aujourd’hui dans des environnements qui ne lui étaient traditionnellement pas accessibles, comme dans certaines entreprises, grâce au ‘casual Friday‘ qui consiste à encourager la tenue décontractée mais soignée… le vendredi),

-le look jeans + veste + chemise tend à s’imposer auprès d’une certaine catégorie de leaders d’opinion, comme les artistes, animateurs TV ou musiciens (lire les articles de la rubrique ‘Génération denim‘)

En étendant progressivement son registre du ‘casual’ au ‘casual chic’, faut-il pour autant prédire que le jeans denim réussira progressivement à s’imposer au sein des codes vestimentaires les plus stricts? Verra-t’on un jour le président des Etats-Unis recevoir ses homologues en jeans non seulement à Camp David, mais aussi à la Maison Blanche? Verra-t’on un jour un pianiste se produire en jeans au Carnegie Hall ou à Pleyel, n’arborant pas seulement la toile denim en séance de répétition ou d’enregistrement?

Ce n’est pas sûr, tant l’on reste attaché à certains symboles et la solennité de certains événements.
Mais ce n’est pas forcément souhaitable non plus : le denim n’y perdrait-il pas une partie de ses valeurs, empruntes de liberté et opposées à un certain conformisme?

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