Le jeans denim “auto-financé” : c’est possible

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Lorsque l’on envisage l’achat d’un nouveau jeans ou plus généralement d’un nouveau vêtement, le prix d’achat va logiquement être l’un des critères de choix importants.

Pourtant, à l’instar d’une automobile, un vêtement peut générer des dépenses d’entretien non négligeables : c’est le cas notamment des vêtements devant passer par la case pressing.

Ainsi, en intégrant le coût de l’entretien dans le prix de revient total, nous pouvons affirmer que, dans certains cas, le prix d’achat d’un jean est au minimum remboursé par les économies qu’il génère dans la phase entretien. Démonstration.

A ma gauche, un jeans denim classique, ajusté, brut ou soigneusement délavé, qui, assorti à une veste de costume et une chemise classique, va parfaitement faire l’affaire pour aller travailler. Bien entretenu, régulièrement lavé à la maison (en machine ou à la main), considérons que l’on peut porter ce jeans au total 200 fois dans un environnement professionnel (sur un nombre d’utilisations total estimé à 400 fois tout au long de la vie du jeans).

A ma droite, un pantalon de costume, assorti à la veste. Partons d’une moyenne : un lavage à sec à chaque fois dès qu’il a été porté 15 fois; sur un total de 200 fois équivalent au port du jeans évoqué à l’instant, cela fait donc 13 passages au pressing. Si l’on estime le prix du lavage à sec du pantalon au pressing à 7 €, l’entretien du pantalon de costume revient sur cette période à 91 € (7 X 13 €, vous suivez toujours?)

Ainsi, porter un jeans sur son lieu de travail en remplacement d’un pantalon de costume peut générer une économie de 91 € de frais de pressing, ce qui est comparable au prix d’achat de certains jeans, voire supérieur dans certains cas.

Bien sûr, cette démonstration n’intègre pas tous les paramètres, comme le coût réel du lavage du jeans chez soi, ou l’impact écologique d’un lavage à sec – ou en machine, tout comme elle n’intègre pas non plus ni le prix d’achat du pantalon de costume, ni la durée de vie souvent supérieure d’un jeans par rapport à certains autres pantalons.

En conclusion, toutes choses étant égales par ailleurs, il faut simplement retenir que le jeans est et a toujours été un vêtement économique à l’usage, au point de représenter dans certains cas une économie à l’entretien comparable à son prix d’achat, c’est à dire au point de s’auto-financer. CQFD.

Alors, le jeans va-t’il enfin s’imposer sur le lieu de travail? Il reste encore du chemin à parcourir, car interviennent alors d’autres paramètres, comme l’étiquette ‘casual’ que l’on continue souvent à poser sur le denim.

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