Bien choisir son jeans denim : pour ou contre les jeans denim d’occasion

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Le denim ne faillit pas à la tendance actuelle du développement du marché d’occasion, que l’avènement des boutiques de dépôt-ventes de prêt-à-porter et des sites de petites annonces en ligne encourage largement.

Pour autant, acheter un jeans d’occasion est-il une bonne idée ? Son statut particulier de “seconde peau” n’est-il pas en contradiction avec l’idée même de la “seconde main” ?
A l’instar d’une paire de chaussures, un jean n’est-il pas destiné à prendre l’empreinte de son propriétaire d’origine, incompatible à un changement de mains ultérieur?

Sur le papier, acheter son jeans d’occasion présente le double avantage d’acquérir un modèle de jean :

-à un prix sensiblement inférieur au prix du neuf, permettant parfois d’accéder à une pièce d’une marque de créateur à laquelle on ne pourrait prétendre “au prix fort”

-qui peut bénéficier d’un rendu vintage, ou un effet usé naturellement, ce que certaines marques de créateur proposent à la revente en tant que modèles “vintage” à des prix qui n’ont rien à voir avec un prix d’occasion

C’est aussi indirectement -car ce n’est pas la motivation première a priori- en ligne avec la tendance éco-responsable en prolongeant d’autant la durée de vie d’un jean; ce qui est d’autant moins insensé que la durée de vie potentielle d’un denim est en moyenne nettement supérieure à celle d’autre type de pantalon (lire l’article “Le saviez-vous : 400 fois“).

Enfin, certaines marques n’hésitent pas à proposer de racheter certains de leur modèles d’occasion pour les revendre en version “vintage” – comme par exemple la marque suédoise NUDIE JEANS.

Dans les faits, d’autres facteurs entrent toutefois en jeu.

D’emblée, il faut mettre l’affectif de côté, nombre d’accros au denim ne pouvant concevoir l’idée même de revendre leur jeans, car c’est une partie d’eux-mêmes, tout comme acquérir un jean d’occasion peut donner l’impression d’acheter une partie de l’histoire de la personne qui l’a préalablement porté.

Par ailleurs, si acheter un jean neuf n’est déjà pas un long fleuve tranquille (lire les articles de la rubrique “Bien choisir son denim“), c’est encore plus compliqué pour un jeans d’occasion, car il ajoute aux incertitudes sur son authenticité (lire l’article “vrai-faux denim : comment les repérer” et “jeans confrefaits : comment les repérer“?) les aléas de son évolution à travers son usage et ses lavages successifs :

-évolution en terme d’aspect (la décoloration par lavages successifs n’est pas maîtrisée comme le délavage que réalisent les marques dans leur processus de fabrication de leurs modèles)

-évolution en terme de fit : la toile denim a tendance à se détendre d’une manière non homogène et selon la morphologie de la personne qui le porte. Ainsi, un modèle d’une taille particulière lorsqu’il est neuf peut avoir évolué d’au moins une demi, voire une taille au niveau de la taille, et dans certains cas la longueur de jambes peut avoir sensiblement évolué -rétréci en l’occurence

-évolution en terme d’usure, allant jusqu’à représenter une fragilité accrue au niveau des zones frottement ou des éraflures originelles

En réalité, il y aura toujours quelques opportunités à dénicher : un jeans de créateur comme un DOLCE & GABBANA, un PAIGE ou un DSQUARED2, très peu porté et vendu à un prix très compétitif. Mais ces opportunités sont rares, car on peut décemment s’interroger sur les raisons qui poussent le vendeur à mettre en vente une telle pièce.

En définitive, acheter un jeans d’occasion est un exercice risqué mais qui peut parfois payer, à certaines conditions: -opter pour un modèle dont les finitions et le colori s’accomodent d’une vieillissement naturel : gare au jeans black, (dont le délavage de la teinte noire n’est pas toujours heureux) ou aux denims brut, qu’il est conseillé de porter longtemps avant le premier lavage précisément parce qu’il fait progressivement corps avec la morphologie de son propriétaire; enfin, évitez les jeans enduit d’occasion, dont la couche d’enduit est fragile et dont l’état peut réserver des surprises en cas d’achat à distance…

-pouvoir essayer l’article avant de l’acheter, pour vérifier sur soi l’effet de la première vie de la pièce en question sur ses dimensions réelles – pas toujours évident via un site de petites annonces

-connaître son origine (demander la facture d’achat est fortement conseillé) et si possible ses condition d’entretien et d’utilisation

C’est donc à chacun(e) de voir si l’économie réalisée justifie de prendre les risques inhérents à l’achat d’un jeans d’occasion.

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Célébrités ou jeans : qui sont les Stars ?

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Les stars du cinéma ou de la musique font depuis longtemps partie des fervents afficionados de la toile denim, devant ou hors caméra; véritables leaders d’opinion, égéries officielles ou non, souvent en amont des nouvelles tendances stylistiques, les célébrités –je préfère ce terme à celui de « people »- ont fortement contribué à la popularité planétaire et transgénérationnelle du jean.

Mais, ces dernières années, c ’est surtout hors caméra que les célébrités dévoilent leur amour pour le jeans, immortalisées par des photographies réalisées au téléobjectif et plus ou moins agréés, lors de leurs allées et venues en 4X4 de luxe, en sortant d’un palace ou dans le hall d’arrivée d’un Aéroport International, avec bébé ou sacs de courses dans les bras.

Ce phénomène, réalisé avec le consentement et parfois même orchestré par les grandes marques de jeans -en particulier américaines- comme J Brand, Joe’s Jeans, 7 For All Mankind, Paige ou encore Levi’s ou Gap, a progressivement pris de l’ampleur, alimentant désormais les rubriques modes ou actualité de la presse féminine et people, et représentant même la ligne éditoriale de certains blogs de mode Nord américains.

C’est logiquement un puissant moyen de communication pour les marques, en forme de défilé de prêt-à-porter improvisé et informel, et l’espoir fondé de voir le grand public chercher à s’identifier à leurs stars préférées en se procurant le même modèle de pantalon, veste ou autre short en jeans.

Et, finalement, qui est la star : la célébrité qui porte le jeans, ou le jeans lui-même? Question d’interprétation.

Quoiqu’il en soit, force est de constater que le mariage célébrités + jeans fonctionne bien, car il n’est que pour le meilleur, et manifeste une plus grande longévité que nombre de mariages entre célébrités…

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Jeans et denim : le nouveau souffle des Etats-Unis

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Terre d’origine du jeans, les Etats Unis ont longtemps régné sans partage sur l’univers indigo.

Jusqu’à ce qu’une forme de dissidence s’exprime, à partir des années 80, provenant de multiples origines, qu’elles soient européennes ou asiatiques – ce que nous avons appelé la multipolarité du jeans.

Pour autant, les Etats Unis ont su réagir en contribuant au renouveau du marché du jean, et réaffirmer si besoin était qu’il fallait toujours compter sur le nouveau monde. Pour preuve, un phénomène à trois niveaux.

Ainsi, d’un côté, les marques de denim américaines historiques, comme Levi’s, Lee ou Wrangler, ont su remettre au goût du jour leurs offres et leur image de marque, contestées par de nouvelles marques impétueuses et talentueuses, comme Diesel ou G-Star ou encore Replay - originaires d’Europe, ou le foisonnement de marques de jeans japonaises, portées par un savoir-faire exceptionnel et le prestige de la toile denim selvedge.

De l’autre, des marques de prêt-à-porter américaines ont développé une offre denim compétitive et très à l’aise dans l’expression casual chic du jeans : c’est le cas de Calvin Klein Jeans par Calvin Klein, Hilfiger Denim par Tommy Hilfiger, Denim & Supply Ralf Lauren par Ralf Lauren ou encore Abercrombie & Fitch.

Enfin, l’émergence ces dernières années de nombreuses marques de créateurs de mode américains, convertis à l’art du jeans premium; on peut citer parmi les nombreuses marques existantes :
*J BRAND, créée par Jeff Rudes en 2004
*PAIGE, créée par Paige Adams-Geller également en 2004
*CURRENT/ELLIOTT, lancée par Emily Current, Meritt Elliott et Serge Azria en 2008
*DKNY JEANS, la ligne de jeans de Donna Karan
*JOE’S JEANS, créée par Joe Dahan en 2001
*CITIZENS OF HUMANITY, créée par Jérôme Dahan en 2003
*SIWY, créée à New York par Michelle Siwy en 2005
*ROGUE TERRITORY, créée à Los Angeles à la fin des années 2000, fabricant et défenseur du jeans denim ‘artisanal’
*7 FOR ALLMANKIND en 2000, l’une des pionière du jeans (super) premium, pour laquelle Jérôme Dahan a également oeuvré
*PALEO DENIM, créée par Richard Cole à Austin Texas : ne marque de denim haut de gamme et d’accessoires qui assume son approche artisanale et perfectionniste.

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Saga des marques de jeans : PAIGE

2004. Création à Los Angeles de Paige (Premium Denim) par l’ex top-modèle Paige Adams-Geller, qui a choisi de mettre à profit son vécu dans l’univers du denim et faire reposer son travail sur un principe simple : il n’est pas nécessaire d’avoir un corps de rêve pour avoir le droit à son jeans de créateur.

Paige Adams-Geller, c’est une experience de 10 ans en tant que mannequin pour des marques de denim de premier plan comme 7 For All Mankind, Citizens of Humanity, ou encore Guess, pour n’en citer que quelques unes; une période intense pendant laquelle elle acquiert son expertise de la mode et des différents inspirations stylistiques.

Le marque de fabrique de la marque Paige? Un savant dosage de décontraction « côte Ouest » et un authentique raffinement, complété d’un recours aux meilleures matières et surtout d’un sens assumé du détail, et proposer ainsi des modèles véritablement avant-gardistes et addictifs, capable de séduire aussi bien journalistes de mode que célébrités ou clientes anonymes.

Après une première collection denim 100% Femme remarquée, Paige lance dans la foulée une collection denim Homme, puis une ligne destinée aux femmes enceintes (2007).

Paige est d’abord distribuée dans quelques boutiques américaines, avant de s’internationaliser progressivement pour être aujourd’hui présente dans les meilleures boutiques d’environ 80 pays.

Le parcours de la marque Paige est l’exemple d’une reconversion réussie, qui n’était pas acquises d’avance.

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