Le jeans denim ne s’est pas fait en un jour

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Le denim fait désormais partie de notre quotidien, plébiscité par sa capacité d’adaptation à tous les styles et les morphologies, décliné dans de multiples expressions, entre jeans de coupes différentes, versions courtes (short ou mini-jupe), version top (veste, chemise…), ou dans d’infinies variations autour des 7 couleurs de l’arc-en-ciel, dont l’indigo n’est pas la moindre.

Pour autant, le denim ne s’est pas fait en un jour. Retour rapide sur 150 ans d’histoire en quelques dates fondatrices.

XVIème siècle : début de l’usage de la toile de jean dans la confection des vêtements

1860 : un autrichien émigré aux Etats Unis, Levi Strauss, commence à commercialiser ses pantalons en toile denim

1870: Jacob W Davis, autre inventeur génial, s’associe à Levi Strauss pour confectionner des pantalon ultra-résistants, aux poches renforcées avec rivets : un must pour les bûcherons

1890 : naissance du fameux modèle iconique : le Levi’s 501 (R)

1904 : création de la société BLUE BELL en Caroline du Nord, d’abord spécialisées dans les vêtements à usage professionnel pour les cheminots américains, et qui commercialisera à partir des années 40 des jeans à la marque WRANGLER.

1911 : Henry David Lee, fondateur de la société HD Lee Merc., lance le fameux Bib Overall, un modèle de salopette en toile denim à usage professionnel, pratique et résistant.

Années 40 : le jeans sort de son usage exclusivement professionnel pour devenir l’une des stars du vêtement de loisir

1949 : le jeans se conjugue au féminin -il était temps, avec le Lady Lee Riders, de LEE.

Années 50 : Le jeans entre dans la légende hollywoodienne, adopté par des stars comme Marlon Brando ou James Dean, contribuant à sa popularisation et l’avènement de son positionnement lifestyle.

Fin des années 60 : le jeans est l’un des symboles de la libération sexuelle

Années 70 : foisonnement de créativité, entre succès des coupes évasées et déclinaisons en couleurs (les Rainbow Pants, de LEE)

Années 80 : le Baggy devient l’incarnation de la tendance streetwear, tandis que le slim s’impose auprès de la clientèle féminine

Années 90 : Un vent nouveau souffle sur la planète jeans, porté par la créativité et l’impertinence de marques comme DIESEL, G-STAR, REPLAY ou LE TEMPS DES CERISES

Années 2000 : le jeans explore inlassablement de nouveaux territoires, se démultipliant en version premium -les marques de créateur s’en donnent à coeur joie, en version néo-artisanale (le denim japonais, le succès des marques DENHAM, BLEU DE PANAME, NAKED AND FAMOUS DENIM), en version sculptante (SALSA JEANS, LIU.JO JEANS ou LEVI’S ID CURVE), ou encore en version éco-responsable (NUDIE JEANS)

C’est précisément cette longue et riche histoire qui confère au jeans denim son ancrage dans son époque et sa capacité à faire ‘bouger les lignes’, comme si assumer son histoire lui permettait d’inventer l’avenir, comme l’illustre son succès auprès des nouvelles générations – Y et bientôt Z.

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Pour faire court : vive la minijupe en jeans

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La minijupe (ou mini-jupe) est une jupe très courte, droite ou plissée.

Deux créateurs de mode ont contribué à la popularisation de minijupe: d’un côté, une jeune créatrice de mode anglaise d’inspiration très pop, Mary Quant, qui l’intégre dans des collections, associée à des bottes hautes – un look très Chapeau melon et bottes de cuir ; de l’autre, Courrèges , célèbre couturier français, en fait l’une des pièces centrale de sa collection de prêt-à-porter. Nous sommes en 1965.

Une popularisation qui ne fait pas immédiatement l’unanimité, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle déchaîne des passions d’une intensité inversement proportionnelle à sa longueur…

La minijupe devient en fait rapidement bien plus qu’une pièce vestimentaire qui met remarquablement en valeur les jambes des femmes : elle devient le symbole de la libération féminine, véritable incarnation d’une émancipation à travers des codes vestimentaires totalement affranchis de l’emprise masculine.

Dans les années 70, la minijupe va subir la concurrence des shorts, quitter le devant de la scène au cours des années 80, avant de revenir dans les années 90 et 2000, en particulier dans les collections Automne-Hiver, portée avec des collants épais ou une paire de leggings, une veste de tailleur, des bottes en cuir ou un pull oversize.

Parmi les versions incontournables, la minijupe en cuir bien sûr, mais surtout la mini-jupe en jeans, plus facile à portée tout en élançant les jambes.

La minijupe en jeans est en effet devenue l’une des pièces maîtresses des collections denim Femme de nombreuses marques, parmi lesquelles Levi’s, Diesel, Joe’s Jeans, 7 For All Mankind, Freesoul ou encore Uniqlo.

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