Jeans et denim de A à Z : le jean à moustaches

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Dans sa grande capacité à épouser toutes les tendances, à les anticiper parfois, Le jeans denim existe aussi en version “Moustaches“.

Mais de quoi s’agit-il : de la manifestation d’un syndrome “Super Mario” ? De la rencontre entre la toile denim et les toutes dernières techniques d’implants pileux? D’une version régressive du jean façon ‘Moustache chocolat’ du chanteur pour enfants Jean René?

Rien de tout cela. Le jeans à moustaches est un jean qui présente des marques de délavages en forme de traits horizontaux au niveau du haut des cuisses, rappelant de façon stylisée des moustaches… félines.

Le jeans à moustache revient régulièrement sur le devant de la scène, comme actuellement, avec la popularité de l’effet usé, tant auprès des marques que du grand public, qu’il soit féminin ou masculin.

Si nombreuses sont les marques qui pratiquent ou ont pratiqué la finition de certains modèles en recourant à l’effet ‘moustaches’, force est de constater qu’elles n’en démontrent pas toutes la même maîtrise technique : ce qui peut procurer au jean une patine aussi esthétique qu’authentique lorsqu’elle est réalisée par certaines marques de jeans de créateur, ou des marques passées expertes dans l’art du délavage comme EDWIN (voir la photo d’un modèle EDWIN ED-71 en médaillon), LEE, 7 FOR All MANKIND ou encore DIESEL (pour ne citer que ces quelques marques), peut facilement tourner à un rendu zébré disgracieux et rédhibitoire, lorsque le procédé est mal maîtrisé.

A chacun d’entre nous de décider si le jeans à moustache est vraiment au poil, ou au contraire carrément barbant!

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Génération denim : Gwyneth Paltrow et le jeans

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Photo : Gwyneth Paltrow

Gwyneth Paltrow est une actrice américaine que l’on aurait tort de cantonner au statut d’actrice sexy, ex petite amie de Brad Pitt ou de Ben Affleck.

Car c’est tout naturellement que Gwyneth Paltrow se destine à une carrière de comédienne, contre l’avis de son père –réalisateur et de sa mère –actrice.

A ce jour, l’actrice américaine a à son actif une quarantaine de rôles en 20 ans de carrière : au départ dans le film ‘Shout’ (Jeffrey Hornaday, 1991), puis dans ‘Hook’ (Steven Spielberg, la même année), ‘Jefferson à Paris’ (James Ivory, 1995), un petit rôle dans le thriller mythique ‘Se7en’ (David Fincher, 1995), puis ‘Pile et face’ (Peter Howitt, 1998), ‘Shakespeare in love’ (John Madden, 1998) qui lui offre la consécration en remportant l’Oscar du meilleur rôle féminin 1999, ainsi que ‘Le talentueux Mr Ripley’ (Anthony Minghella, 1999) ou encore ‘Iron Man 1 et 2’ (Jon Favreau, 2008 et 2010).

Gwyneth Paltrow fait souvent honneur au denim, qu’il s’agisse de jeans de créateur ou d’autres pièces comme le veste en jean (photo en médaillon).

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Le jeans denim, “tenue incorrecte” ?

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Le denim s’est imposé progressivement dans les codes vestimentaires de tous les jours à travers le monde, favorisé par sa robustesse, sa facilité d’entretien, et la grande diversité de son offre, que ce soit en terme de coupes (du slim ou bootcut en passant par le tapered, le 7/8 ou le loose), de coloris (toutes les nuances possibles de l’indigo -du bleu clair qui confine au blanc cassé -façon Stone Bleach- à l’indigo hyper-intense d’une toile denim japonaise brute, mais aussi désormais toutes les couleurs de l’arc-en-ciel) ou de finition (l’effet usé, le strass, les innombrables personnalisations…)

Le jeans fait effectivement partie de la garde-robe d’une grande partie des femmes, hommes et enfants du monde entier. Pour autant, le jean est-il considéré comme une ‘tenue correcte‘? N’est-il pas condamné à être confiné au style décontracté, et donc pas adapté à des situations exigeant des codes vestimentaires plus ‘habillés’?

Les exemples sont nombreux où le port du denim n’est pas le bienvenu, que ce soit :

-dans certains établissements type boîtes de nuit, clubs ou autres bars branchés, affichant (ou pas) la mention “Tenue correcte exigée

-sur un parcours de golf, où chinos et pantalons à carreaux règnent en maître : le jeans n’est pas l’ami des règles de bonne conduite du golf -la très respectée “étiquette”

-dans certaines soirées ou événement exigeant le port d’une “tenue de ville“, c’est à dire le costume sans le nommer

-dans un environnement professionnel strict et codé, exigeant un rôle de représentation ou de démarchage commercial etc…

Force est donc de constater que le jeans n’est pas, dans certains cas, considéré comme une “tenue correcte” ; pour autant, nous ne nous laisserons pas aller à la facilité d’un raisonnement par l’absurde, qui consisterait à en déduire que le jean est donc une tenue “incorrecte”.

La raison est simple : le denim reste l’incarnation d’un style vestimentaire “casual”, par définition incompatible à un environnement plus strict et habillé.

Pour autant, les mentalités évoluent ces dernières années, portées par l’avènement du jeans de créateur ou du jeans brut -sobre et sans fioriture, tendant à faisant évoluer le jeans vers l’univers du “casual chic” ou “smart casual“, à mi-chemin entre la tenue décontractée et la tenue habillée, et ce en particulier auprès de la Génération Y (née dans les années 80 et 90).

La preuve en est :

-le denim s’invite aujourd’hui dans des environnements qui ne lui étaient traditionnellement pas accessibles, comme dans certaines entreprises, grâce au ‘casual Friday‘ qui consiste à encourager la tenue décontractée mais soignée… le vendredi),

-le look jeans + veste + chemise tend à s’imposer auprès d’une certaine catégorie de leaders d’opinion, comme les artistes, animateurs TV ou musiciens (lire les articles de la rubrique ‘Génération denim‘)

En étendant progressivement son registre du ‘casual’ au ‘casual chic’, faut-il pour autant prédire que le jeans denim réussira progressivement à s’imposer au sein des codes vestimentaires les plus stricts? Verra-t’on un jour le président des Etats-Unis recevoir ses homologues en jeans non seulement à Camp David, mais aussi à la Maison Blanche? Verra-t’on un jour un pianiste se produire en jeans au Carnegie Hall ou à Pleyel, n’arborant pas seulement la toile denim en séance de répétition ou d’enregistrement?

Ce n’est pas sûr, tant l’on reste attaché à certains symboles et la solennité de certains événements.
Mais ce n’est pas forcément souhaitable non plus : le denim n’y perdrait-il pas une partie de ses valeurs, empruntes de liberté et opposées à un certain conformisme?

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Jeans et denim de A à Z : le jeans de créateur

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Le retour en grâce du denim au cours des années 90 doit beaucoup à l’intérêt qu’il a réussi à susciter au sein du monde des créateurs de mode, qu’il s’agisse de stylistes ou couturiers de renom -ravis d’exprimer leur talent à travers une pièce basique et universelle, ou de jeune créateurs -bien décidés à se faire un nom en commençant par cette figure imposée qu’est le jean.

C’est ce qui a donné naissance à une nouvelle catégorie, jadis extrêmement confidentielle : le jean de créateur, que l’on pourrait définir comme un jean premium (son prix fait partie des plus élevés sur le marché), réalisé en petite série et distribué en boutiques de prêt-à-porter de luxe. Mais ce qui définit aussi le jeans de créateur, c’est la qualité de son fit, l’esthétique de ses coupes et, en général, son haut niveau de confort.

Le jeans de créateur doit beaucoup à la tradition sartoriale de l’Italie (“sartore” signifie “tailleur” en italien) : c’est la raison pour laquelle on compte de nombreuses marques italiennes dans cette catégorie prestigieuse : qu’il s’agisse de JACOB COHEN, DOLCE & GABBANA, PATRIZIA PEPE, VERSACE.

Le denim de créateur s’impose aussi aux Etats Unis (des marques comme HUDSON JEANS, SIWY, PAIGE, ou encore J BRAND), en Australie (SASS AND BIDE) ou en France (NOTIFY)

Le jeans de créateur est une pièce très convoitée : les célébrités en raffolent et ne s’en cachent pas, comme en témoigne la profusion de clichés diffusés dans la presse people ou à travers des blogs spécialisés.
Mais cela reste une pièce de luxe élitiste, définitivement pas à la portée de toute les bourses : le prix d’une certaine forme d’exclusivité, antithèse de la standardisation que l’on peut rencontrer aujourd’hui dans le prêt-à-porter.

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Saga des marques de jeans : PAIGE

2004. Création à Los Angeles de Paige (Premium Denim) par l’ex top-modèle Paige Adams-Geller, qui a choisi de mettre à profit son vécu dans l’univers du denim et faire reposer son travail sur un principe simple : il n’est pas nécessaire d’avoir un corps de rêve pour avoir le droit à son jeans de créateur.

Paige Adams-Geller, c’est une experience de 10 ans en tant que mannequin pour des marques de denim de premier plan comme 7 For All Mankind, Citizens of Humanity, ou encore Guess, pour n’en citer que quelques unes; une période intense pendant laquelle elle acquiert son expertise de la mode et des différents inspirations stylistiques.

Le marque de fabrique de la marque Paige? Un savant dosage de décontraction « côte Ouest » et un authentique raffinement, complété d’un recours aux meilleures matières et surtout d’un sens assumé du détail, et proposer ainsi des modèles véritablement avant-gardistes et addictifs, capable de séduire aussi bien journalistes de mode que célébrités ou clientes anonymes.

Après une première collection denim 100% Femme remarquée, Paige lance dans la foulée une collection denim Homme, puis une ligne destinée aux femmes enceintes (2007).

Paige est d’abord distribuée dans quelques boutiques américaines, avant de s’internationaliser progressivement pour être aujourd’hui présente dans les meilleures boutiques d’environ 80 pays.

Le parcours de la marque Paige est l’exemple d’une reconversion réussie, qui n’était pas acquises d’avance.

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