Génération jeans denim : Jake Bugg

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(c) R. Saker – The Observer

Se faire un nom dans le monde musical actuel est déjà une performance. Mais se faire un nom en l’espace de quelques mois, et à à peine 18 ans, cela relève carrément de l’exploit.

C’est justement ce qu’a réussi en 2012 le musicien britannique Jakob Kennedy alias Jake Bugg, pour qui tout paraît simple : première guitare à 12 ans, première émission musicale à 16 ans, premier album (éponyme) – et premier succès- à 18 ans.

L’album (de) Jake Bugg (Mercury Records) propose 10 titres ciselés, savant métissage de tendances folk, rock, countries et de blues, dont le succès n’a pas tardé à dépasser les frontières du Royaume-Uni.

L’expression ‘retenez bien son nom’ paraît donc particulièrement appropriée lorsque l’on évoque la personne de Jake Bugg, manifestement aussi à l’aise sur scène qu’en studio d’enregistrement et digne représentant de la Génération Y, pour qui le denim est vraiment une seconde peau.

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Le jeans denim ne s’est pas fait en un jour

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Le denim fait désormais partie de notre quotidien, plébiscité par sa capacité d’adaptation à tous les styles et les morphologies, décliné dans de multiples expressions, entre jeans de coupes différentes, versions courtes (short ou mini-jupe), version top (veste, chemise…), ou dans d’infinies variations autour des 7 couleurs de l’arc-en-ciel, dont l’indigo n’est pas la moindre.

Pour autant, le denim ne s’est pas fait en un jour. Retour rapide sur 150 ans d’histoire en quelques dates fondatrices.

XVIème siècle : début de l’usage de la toile de jean dans la confection des vêtements

1860 : un autrichien émigré aux Etats Unis, Levi Strauss, commence à commercialiser ses pantalons en toile denim

1870: Jacob W Davis, autre inventeur génial, s’associe à Levi Strauss pour confectionner des pantalon ultra-résistants, aux poches renforcées avec rivets : un must pour les bûcherons

1890 : naissance du fameux modèle iconique : le Levi’s 501 (R)

1904 : création de la société BLUE BELL en Caroline du Nord, d’abord spécialisées dans les vêtements à usage professionnel pour les cheminots américains, et qui commercialisera à partir des années 40 des jeans à la marque WRANGLER.

1911 : Henry David Lee, fondateur de la société HD Lee Merc., lance le fameux Bib Overall, un modèle de salopette en toile denim à usage professionnel, pratique et résistant.

Années 40 : le jeans sort de son usage exclusivement professionnel pour devenir l’une des stars du vêtement de loisir

1949 : le jeans se conjugue au féminin -il était temps, avec le Lady Lee Riders, de LEE.

Années 50 : Le jeans entre dans la légende hollywoodienne, adopté par des stars comme Marlon Brando ou James Dean, contribuant à sa popularisation et l’avènement de son positionnement lifestyle.

Fin des années 60 : le jeans est l’un des symboles de la libération sexuelle

Années 70 : foisonnement de créativité, entre succès des coupes évasées et déclinaisons en couleurs (les Rainbow Pants, de LEE)

Années 80 : le Baggy devient l’incarnation de la tendance streetwear, tandis que le slim s’impose auprès de la clientèle féminine

Années 90 : Un vent nouveau souffle sur la planète jeans, porté par la créativité et l’impertinence de marques comme DIESEL, G-STAR, REPLAY ou LE TEMPS DES CERISES

Années 2000 : le jeans explore inlassablement de nouveaux territoires, se démultipliant en version premium -les marques de créateur s’en donnent à coeur joie, en version néo-artisanale (le denim japonais, le succès des marques DENHAM, BLEU DE PANAME, NAKED AND FAMOUS DENIM), en version sculptante (SALSA JEANS, LIU.JO JEANS ou LEVI’S ID CURVE), ou encore en version éco-responsable (NUDIE JEANS)

C’est précisément cette longue et riche histoire qui confère au jeans denim son ancrage dans son époque et sa capacité à faire ‘bouger les lignes’, comme si assumer son histoire lui permettait d’inventer l’avenir, comme l’illustre son succès auprès des nouvelles générations – Y et bientôt Z.

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Génération denim : Blake Lively et le jeans

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Photo : Blake Lively en jeans denim

Blake Lively est une actrice américaine, révélée grâce à ses rôles dans le film ‘Quatre Filles et un jean’ (2005, un titre français prédestiné!) et surtout la série TV ‘Gossip Girl’ (depuis 2007).

A l’instar de Gwyneth Paltrow, Blake Lively est issue d’une famille d’artistes, ce qui l’amène assez naturellement au cinéma (elle n’a que 11 ans lors de sa première apparition au cinéma dans ‘Sandman’, en 1998).

A son actif, une dizaine de rôles pour le cinéma depuis 2005, parmi lesquels ‘Simon Says’ (William Dear, 2006), ‘The Town’ (Ben Affleck, 2010), et prochainement ‘Savages‘ (Oliver Stone, 2012, avec Benicio Del Toro, John Travolta et Uma Thurman)

Outre sa carrière d’actrice, Blake Lively est également l’égérie pour une prestigieuse marque de luxe. Digne représente de la Génération Y, cela ne l’empêche pas d’apprécier comme il se doit le port du jeans.

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Génération denim : Shia LaBeouf et le jeans

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Photo : Shia Labeouf

Shia LaBeouf est un acteur américain, révélé par la série TV ‘La guerre des Stevens’ au début des années 2000 dont la carrière va prendre une toute autre dimension grâce à quelques rôles au cinéma comme la trilogie des ‘Transformers’ (Michael Bay, à partir de 2007), le 4ème opus d’Indiana Jones ‘Et le royaume du crâne de cristal’ (Steven Spielberg, 2008, avec Harrison Ford), ou encore la suite de Wall Street ‘L’argent ne dort jamais’ (Oliver Stone, 2010, avec Michael Douglas).

Shia LaBeouf a également joué dans des épisodes de quelques séries TV, comme dans ‘X-files : aux frontières du réel’ ou ‘Urgences’.

A un peu plus de 25 ans, Shia Labeouf est déjà un acteur accompli, dont l’engagement dans chacun de ses rôles est total, et dont la carrière est tout à fait prometteuse -ne lui reste qu’à faire les bons choix en terme de rôles et de collaborations.

Parfait représentant de la Génération Y (à l’instar d’un Zac Efron), il est aussi à l’aise en smoking qu’en tenue très casual façon jeans denim taille basse, tee shirt et casquette US.

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Génération denim : Zac Efron et le jeans

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Photo (c) GQ

Zac Efron est un acteur et chanteur américain, révélé au grand public grâce à son rôle dans la série TV à succès ‘High School Musical‘, diffusée sur Disney Channel à partir de 2006, un rôle qui va lui ouvrir de nombreuses portes.

A un peu plus de 25 ans, Zac Efron peut en effet déjà revendiquer une quinzaine de rôles pour le cinéma et autant pour la télévision :

-pour le cinéma, notamment dans le film musical ‘Hairspray’ (Adam Shankman, 2007, avec John Travolta), ‘High School Musical 3’(Kenny Ortega, 2008), ’17 ans encore’ (Burr Steers, 2009) ou encore ‘Le secret de Charlie’ (Burr Steers, 2010)

-pour la télévision, dans ‘Urgences’ (Michael Crichton, 2003), ‘Les experts : Miami’ (Scott Schiffman, 2005), ‘NCIS : Enquête spéciale’, avant la déferlante ‘High School Musical 1 et 2’ (Kenny Ortega, à partir de 2006)

A l’époque d’’High School Musical‘, le public de Zac Efron est surtout composé d’adolescentes sensibles à son physique de jeune premier, mais son public tend à s’élargir au fur et à mesure de ses rôles.

Zac Efron a également chanté dans les albums d’High School Musical et dans la Bande Originale du Film ‘Hairspray‘.

Faisant partie des sujets favoris de la presse pour adolescents ou la presse people en général -où il est souvent pris en photo, Zac Efron dévoile ainsi des goûts vestimentaires sûrs, où le jeans denim occupe une place majeure, à l’instar des garçons et des filles de sa génération : la génération Y.

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Le jeans denim est-il “l’uniforme” de la Génération Y?

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La génération Y, appelée également la ‘net generation’, ‘digital natives’ ou ‘e-generation’, définit la population (plutôt dans les pays occidentaux) née dans les années 80 et 90, qui a toujours connu l’informatique grand-publique, le téléphone portable, et a la culture de l’e-mail, et s’adapte aux nouveaux enjeux des réseaux sociaux.

A l’origine du “Y” : il s’agit de la génération qui suit la génération X (née dans les années 60 et 70). “Y” se dit “why” en anglais : autrement dit la population qui veut savoir pourquoi, qui veut connaître le sens de ce qu’elle fait. Qui est à la recherche d’un sens à ses actes et ses engagements.

La génération Y se distingue aussi par ses goûts vestimentaires, mélange de casual, sportswear et streetwear, mais aussi capable d’associer une pièce décontractée avec une pièce plus habillée : le jeans est plébiscité et est assorti avec une paire de sneakers ou de mocassins, une veste de costume ou un pull-over col en V, une chemise sans cravate ou un tee-shirt ‘fashion’.

Il est clair que les 15-30 ans -puisque c’est eux dont il s’agit – ont adopté le jeans et sont davantage prêts à débourser de 100 à 200 € pour acquérir le seconde peau, là où leurs parents ne pouvaient concevoir dépenser plus de l’équivalent de 80€ pour le fameux Levi’s 501.

A tel point que l’on peut se demander si le denim n’a pas pour cette fameuse génération Y une valeur implicite d’”uniforme“? Question provocatrice, qui insinuerait que le port du denim ne serait qu’un pur signe d’appartenance, émanation d’un instinct grégaire, ou le libre arbitre n’a pas sa place.

Les 15-30 ans sont effectivement nés avec des marques comme Diesel, Replay, G-Star, ou encore Le Temps des Cerises.

Le denim est aussi et surtout en adéquation avec certaines de leurs valeurs, de leur quête de liberté et d’individualité.

Pour autant, on ne peut qualifier le jeans d’”uniforme” pour les 15-30 ans :

-d’une part parce qu’il leur arrive de porter autre chose qu’un jeans (si si : la preuve, le chino fait actuellement un retour remarqué)

-d’autre part, parce qu’ils sont à la recherche d’un jean qui leur ressemble, parmi une offre extrêmement large, et vont justement éviter de porter le même jeans que leur voisin ou collègue

Le jeans est entré dans l’ère de l’individualisation, tournant justement le dos à une forme d’uniformisation d’autrefois. C’est la raison pour laquelle il est capable de séduire les nouvelles générations, y compris la génération Z, née à partir de 2000, qui n’a pas dit son dernier mot…

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