Les Pays-Bas : l’autre pays du jeans denim

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Lorsque l’on pense aux Pays-Bas, on pense souvent vélos, fromages, moulins, éoliennes ou encore polders.

On pense aussi à Architecture intérieure, Design, et de plus en plus à Prêt-à-porter : autant de manifestations de l’inventivité et du bon goût des stylistes et créateurs hollandais.

Les Pays-Bas sont en effet progressivement devenus l’un des pays majeurs du monde de la mode, et notamment du jean denim, à l’instar des Etats-Unis, de l’Angleterre, de l’Italie, du Japon (lire aussi notre article ‘Jeans denim et Japon : une histoire fusionnelle‘), de la France (notre article ‘Le denim ‘French touch a le vent en poupe!’) ou encore de la Suède (notre article ‘L’avènement du jeans suédois‘)

Le succès de G-STAR, l’un des chefs de file de la scène denim hollandaise, a incontestablement suscité de nombreuses vocations depuis son lancement à la fin des années 80 et le succès notable de son modèle mythique ELWOOD, telles que les marques:
-SCOTCH & SODA, relancée avec succès en 2001 et enrichie d’une très belle ligne denim depuis 2010

-KUYICHI, la marque de prêt-à-porter bio, créée en 2001

-BLUE BLOOD, créée en 2003

-COLD METHOD, créée en 2007

-DENHAM, créée en 2009

ou encore BENZAK DENIM DEVELOPERS, MOOS TAILORED DENIM et MANIC MONKEY JEANS.

Un tel foisonnement de marques inspirées par la toile indigo n’est pas étranger au fait qu’Amsterdam accède aujourd’hui au cercle fermé des capitales de la mode, et que les Pays-Bas accède sans contestation au statut d’autre pays du denim‘.

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Bien choisir son jeans denim : les détails font la différence !

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L’adage populaire ‘Le diable est dans les détails‘ est souvent justifié. Souvent, mais pas toujours. Car s’il est un domaine où les détails sont au contraire recherchés, c’est dans le secteur du denim.

A cela deux raisons principales :
1. Si le marché du jeans fut longtemps cantonné à des modèles basiques, où le regular fit, le lavage Stone Wash, les surpiqûres orange et autres 5 poches régnaient sans partage, l’avènement d’une nouvelle génération de marques de denim à partir des années 80 (Diesel, Replay, 7 For All Mankind, G-Star…), et le repositionnement du jean au coeur de la mode (la naissance du jeans de créateur) ont incontestablement favorisé l’augmentation de l’offre, incitant les marques à différencier leurs modèles, notamment avec force détails.

2. le marché du jeans s’est lui aussi adapté à la tendance à la personnalisation des codes vestimentaires, tournant le dos à une forme d’uniformisation qui avait fini par lui porter préjudice à la fin des années 70.

Le jeans a l’avantage de pouvoir se décliner en une infinie variété de détails, qu’il s’agisse des coutures (couleurs du fil), des boutons, de motifs brodés ou imprimés (par exemple sur les poches arrières, ou le jeans imprimé), ou de la réalisation de l’effet usé, entre éraflures et délavages personnalisés.

Au point que ce sont bien les détails, contribuant à l’originalité et même la rareté d’un modèle de jeans, qui font aujourd’hui la différence.

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Le jeans denim est-il “l’uniforme” de la Génération Y?

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La génération Y, appelée également la ‘net generation’, ‘digital natives’ ou ‘e-generation’, définit la population (plutôt dans les pays occidentaux) née dans les années 80 et 90, qui a toujours connu l’informatique grand-publique, le téléphone portable, et a la culture de l’e-mail, et s’adapte aux nouveaux enjeux des réseaux sociaux.

A l’origine du “Y” : il s’agit de la génération qui suit la génération X (née dans les années 60 et 70). “Y” se dit “why” en anglais : autrement dit la population qui veut savoir pourquoi, qui veut connaître le sens de ce qu’elle fait. Qui est à la recherche d’un sens à ses actes et ses engagements.

La génération Y se distingue aussi par ses goûts vestimentaires, mélange de casual, sportswear et streetwear, mais aussi capable d’associer une pièce décontractée avec une pièce plus habillée : le jeans est plébiscité et est assorti avec une paire de sneakers ou de mocassins, une veste de costume ou un pull-over col en V, une chemise sans cravate ou un tee-shirt ‘fashion’.

Il est clair que les 15-30 ans -puisque c’est eux dont il s’agit – ont adopté le jeans et sont davantage prêts à débourser de 100 à 200 € pour acquérir le seconde peau, là où leurs parents ne pouvaient concevoir dépenser plus de l’équivalent de 80€ pour le fameux Levi’s 501.

A tel point que l’on peut se demander si le denim n’a pas pour cette fameuse génération Y une valeur implicite d’”uniforme“? Question provocatrice, qui insinuerait que le port du denim ne serait qu’un pur signe d’appartenance, émanation d’un instinct grégaire, ou le libre arbitre n’a pas sa place.

Les 15-30 ans sont effectivement nés avec des marques comme Diesel, Replay, G-Star, ou encore Le Temps des Cerises.

Le denim est aussi et surtout en adéquation avec certaines de leurs valeurs, de leur quête de liberté et d’individualité.

Pour autant, on ne peut qualifier le jeans d’”uniforme” pour les 15-30 ans :

-d’une part parce qu’il leur arrive de porter autre chose qu’un jeans (si si : la preuve, le chino fait actuellement un retour remarqué)

-d’autre part, parce qu’ils sont à la recherche d’un jean qui leur ressemble, parmi une offre extrêmement large, et vont justement éviter de porter le même jeans que leur voisin ou collègue

Le jeans est entré dans l’ère de l’individualisation, tournant justement le dos à une forme d’uniformisation d’autrefois. C’est la raison pour laquelle il est capable de séduire les nouvelles générations, y compris la génération Z, née à partir de 2000, qui n’a pas dit son dernier mot…

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Jeans et denim de A à Z : le jeans enduit

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Le jeans enduit, appelé également « jean huilé », « jeans laqué» ou encore « jeans ciré » (« waxed jeans » dans la langue de Shakespeare), est un jean recouvert d’un enduit translucide qui lui procure un aspect brillant, satiné, et une texture rigide, comme s’il s’agissait d’une toile denim très épaisse.

Le jeans enduit n’est pas sans évoquer le look biker, les codes vestimentaires des motards ayant depuis longtemps adoptés des matières enduites pour des raisons pratiques évidentes.

Le jeans enduit a véritablement commencé à se populariser lors des collections 2007-2008, sous l’impulsion de nombreuses marques, qu’il s’agisse de marques de créateur (NOTIFY, SASS & BIDE), ou de marques de denim comme G-STAR, DIESEL, LEE, WRANGLER, LEVI’S ou encore NUDIE JEANS, de même que des marques de prêt-à-porter généralistes (COMPTOIR DES COTONNIERS)

Le jeans enduit a la particularité d’être une pièce délicate : attention donc d’une part à la qualité de l’enduit du modèle, qui conditionnera sa bonne tenue dans le temps, et surtout à son entretien : nombre de marques recommandent un lavage à sec, ou dans certains cas un lavage à froid.

Il est donc impératif de suivre strictement les instructions d’entretien de l’étiquette du jeans, si l’on ne veut pas voir la couche d’enduit se détériorer ou disparaître rapidement.

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Jeans et denim de A à Z : l’Effet usé

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L’Effet usé (ou “vieilli“) est une tendance majeure de la mode jeanswear : il sublime l’une des caractéristiques intrinsèques à la toile denim : celle de se patiner avec le temps, c’est à dire de se bonifier progressivement comme un beau cuir, faisant de l’usure naturelle une marque de personnalisation et de vécu valorisante, quand elle n’est que faute de goût ou manque de soin rédhibitoire pour la plupart des autres matières.

Bien entendu, l’Effet usé s’obtient naturellement au fur et à mesure que l’on porte et que l’on lave son jean.
Mais il est surtout aujourd’hui beaucoup utilisé par les marques de denim dans la réalisation de certains de leurs modèles, pour les personnaliser et faire ressortir la subtilité chromatique ou structurelle de la toile denim.
C’est dans ce cas-là une sorte d’anti jeans brut, qui lui est préservé de tout procédé de vieillissement préalable.

L’Effet usé fait appel aux procédés de délavage classiques, qu’il s’agisse du Stone Wash ou du Stone Bleached, mais aussi les procédés plus récents, comme le Wattwash de Marithé et François Girbaud ou le traitement à l’ozone du Temps des Cerises.

Il est aussi question des méthodes de personnalisation par les éraflures, plus ou moins marquées, pour un style plus ou moins trash.

Le recours à l’Effet usé est partie intégrante du style jean vintage, qu’il s’agisse de délavages plus marqués au niveau des plis ou des cuisses, ou encore d’éraflures de toute nature.

Les marques de denim rivalisent aujourd’hui de créativité et d’audace dans leur utilisation maîtrisée du vieillissement de leurs modèles, qu’ils s’agissent des marques de créateurs comme DSQUARED2 ou DOLCE & GABBANA, ou de marques de denim comme G-STAR ou DIESEL.

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Jeans denim culte : l’ELWOOD de G-STAR

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Malgré sa relative jeunesse, le jean ELWOOD de G-STAR fait déjà partie des modèles de denim cultes. Non seulement l’ELWOOD va connaître un succès commercial planétaire (10 millions d’exemplaires vendus depuis sa création!), mais il va aussi contribuer à créer et imposer une nouvelle ligne maison : le jeans 3D.

A l’origine, G-STAR a la bonne idée de faire appel, au début des années 90, au français Pierre Morisset, un créateur de jean de grande renommée, et qui va lancer en 1996 le modèle ELWOOD, conçu un peu comme l’anti 5 poches Regular Fit de Levi’s .

L’ELWOOD de G-STAR, c’est un peu le croisement entre un pantalon de worker et un pantalon de moto; un jean en toile denim brut conçu comme un volume en mouvement, et non comme une simple forme à plat statique. Un jeans, enfin, conçu pour être parfaitement ajusté à la morphologie tout en garantissant un haut niveau confort, grâce à sa coupe dessinée en trois dimensions, et réalisée avec l’assemblage de pas moins de 36 pièces. Du travail d’orfèvre.

Depuis son origine, l’ELWOOD a démontré une forte capacité à s’adapter aux différents styles du moment : il a été le précurseur d’une véritable tendance de fond, et qui a inspiré nombre d’autres marques, et imprimé la ligne stylistique de G-STAR pour les années suivantes. Il est ainsi décliné désormais en de multiples versions, du tapered au skinny en passant par le 7/8.

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