Jeans denim X Sneakers : une évidence

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Jadis l’un des symboles du style vestimentaire casual, l’expression “jeans & baskets” a fait long feu, pour la simple raison que les fameuses ‘baskets’ des années 60-70 ont progressivement cédé la place aux “sneakers”, des chaussures d’inspiration moins sportwear qu’urban style, trendy ou encore casual chic et lifestyle.

Les sneakers se sont en effet imposées en quelques années au point de devenir un segment majeur de la chaussure, en effervescence permanente et animé aussi bien par des marques de sneakers emblématiques (Converse, Puma…) que par des marques de créateurs (Prada, Dsquared2…).

Autant de caractéristiques partagées avec le denim : ce n’est pas donc pas un hasard si l’association d’un jeans denim avec des sneakers s’impose comme une évidence.

Une association qui s’est notamment exprimée courant 2012 à travers le projet CHEAP MONDAY X REEBOK, le premier ayant été contacté par le second pour interpréter deux de ses modèles mythiques : la REEBOK Workout et la REEBOK Freestyle.

Le résultat de cette collaboration : des sneakers en série limitée en denim, co-brandées CHEAP MONDAY & REEBOK de fort bonne facture (photo en médaillon)

Photo : Sneakers Cheap Monday X Reebok (Sneakers-Actus)

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Jeans et denim de A à Z : le jeans premium

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Le jeans premium qualifie le segment haut de gamme du jean denim.

A l’instar de ce qui se passe sur de nombreux marchés, on constate une nette tendance à la « premiumisation » du denim, c’est-à-dire la montée en gamme d’une partie de son offre.

Mais comment définir un jeans premium? Le prix de vente consommateur bien sûr, en l’occurence sensiblement plus élevé que la moyenne du marché : un jean premium dépassera souvent les 120-130 € jusqu’à près de 200 €, voire parfois beaucoup plus lorsqu’ils sont réalisés en toutes séries, selon des procédés plus artisanaux à partir de matières plus rares (l’origine du coton, les procédés de lavage…)

AU-delà du prix de vente, plusieurs critères permettent de définir un jeans premium :

-l’exclusivité de la distribution :des boutiques mono-marques très qualitatives ou des magasins multi-marques triés sur le volet

-la taille réduite des séries dans lesquels est produit le jeans premium, naturellement inférieure aux modèles ‘mainstream’, le fabricant privilégiant la qualité à la quantité, la rareté à la popularité

-la qualité de réalisation du jeans premium, que ce soit en terme de coupe, de confort ou de maîtrise des détails

-la marque ou la ligne du jeans premium, dont le positionnement est plus pointu, plus exclusif. C’est le facteur ‘image’, qui fait qu’un jeans signé par un label plus chic se vendra plus cher, appliquant ainsi les règles du secteur du luxe.

On dénombre plusieurs catégories de jeans premium :

-les jeans de créateurs, réalisés par des stylistes ou designers de renom ; c’est le cas de marques comme PATRIZIA PEPE, PAIGE, DSQUARED2 ou DOLCE & GABBANA

-l’offre jean haut de gamme proposée par les grandes marques de denim, qu’il s’agisse de ligne spécifiques comme LEE 101 de LEE ® ou LEVI’S MADE AND CRAFTED de LEVI’S, ou simplement de modèles plus aboutis, plus travaillés que le reste de la gamme

-les jeans réalisés par des marques dont le positionnement est plus pointu, considérées comme étant au cœur des tendances mode et revendiquant une grande maîtrise technique : 7 FOR ALL MANKIND, DENHAM, MARITHE & FRANCOIS GIRBAUD, ou encore EDWIN.

En résumé, le jeans premium est pluriel, ce qui n’est pas la moindre de ses vertus.

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Bien choisir son jeans denim : pour ou contre les jeans denim d’occasion

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Le denim ne faillit pas à la tendance actuelle du développement du marché d’occasion, que l’avènement des boutiques de dépôt-ventes de prêt-à-porter et des sites de petites annonces en ligne encourage largement.

Pour autant, acheter un jeans d’occasion est-il une bonne idée ? Son statut particulier de “seconde peau” n’est-il pas en contradiction avec l’idée même de la “seconde main” ?
A l’instar d’une paire de chaussures, un jean n’est-il pas destiné à prendre l’empreinte de son propriétaire d’origine, incompatible à un changement de mains ultérieur?

Sur le papier, acheter son jeans d’occasion présente le double avantage d’acquérir un modèle de jean :

-à un prix sensiblement inférieur au prix du neuf, permettant parfois d’accéder à une pièce d’une marque de créateur à laquelle on ne pourrait prétendre “au prix fort”

-qui peut bénéficier d’un rendu vintage, ou un effet usé naturellement, ce que certaines marques de créateur proposent à la revente en tant que modèles “vintage” à des prix qui n’ont rien à voir avec un prix d’occasion

C’est aussi indirectement -car ce n’est pas la motivation première a priori- en ligne avec la tendance éco-responsable en prolongeant d’autant la durée de vie d’un jean; ce qui est d’autant moins insensé que la durée de vie potentielle d’un denim est en moyenne nettement supérieure à celle d’autre type de pantalon (lire l’article “Le saviez-vous : 400 fois“).

Enfin, certaines marques n’hésitent pas à proposer de racheter certains de leur modèles d’occasion pour les revendre en version “vintage” – comme par exemple la marque suédoise NUDIE JEANS.

Dans les faits, d’autres facteurs entrent toutefois en jeu.

D’emblée, il faut mettre l’affectif de côté, nombre d’accros au denim ne pouvant concevoir l’idée même de revendre leur jeans, car c’est une partie d’eux-mêmes, tout comme acquérir un jean d’occasion peut donner l’impression d’acheter une partie de l’histoire de la personne qui l’a préalablement porté.

Par ailleurs, si acheter un jean neuf n’est déjà pas un long fleuve tranquille (lire les articles de la rubrique “Bien choisir son denim“), c’est encore plus compliqué pour un jeans d’occasion, car il ajoute aux incertitudes sur son authenticité (lire l’article “vrai-faux denim : comment les repérer” et “jeans confrefaits : comment les repérer“?) les aléas de son évolution à travers son usage et ses lavages successifs :

-évolution en terme d’aspect (la décoloration par lavages successifs n’est pas maîtrisée comme le délavage que réalisent les marques dans leur processus de fabrication de leurs modèles)

-évolution en terme de fit : la toile denim a tendance à se détendre d’une manière non homogène et selon la morphologie de la personne qui le porte. Ainsi, un modèle d’une taille particulière lorsqu’il est neuf peut avoir évolué d’au moins une demi, voire une taille au niveau de la taille, et dans certains cas la longueur de jambes peut avoir sensiblement évolué -rétréci en l’occurence

-évolution en terme d’usure, allant jusqu’à représenter une fragilité accrue au niveau des zones frottement ou des éraflures originelles

En réalité, il y aura toujours quelques opportunités à dénicher : un jeans de créateur comme un DOLCE & GABBANA, un PAIGE ou un DSQUARED2, très peu porté et vendu à un prix très compétitif. Mais ces opportunités sont rares, car on peut décemment s’interroger sur les raisons qui poussent le vendeur à mettre en vente une telle pièce.

En définitive, acheter un jeans d’occasion est un exercice risqué mais qui peut parfois payer, à certaines conditions: -opter pour un modèle dont les finitions et le colori s’accomodent d’une vieillissement naturel : gare au jeans black, (dont le délavage de la teinte noire n’est pas toujours heureux) ou aux denims brut, qu’il est conseillé de porter longtemps avant le premier lavage précisément parce qu’il fait progressivement corps avec la morphologie de son propriétaire; enfin, évitez les jeans enduit d’occasion, dont la couche d’enduit est fragile et dont l’état peut réserver des surprises en cas d’achat à distance…

-pouvoir essayer l’article avant de l’acheter, pour vérifier sur soi l’effet de la première vie de la pièce en question sur ses dimensions réelles – pas toujours évident via un site de petites annonces

-connaître son origine (demander la facture d’achat est fortement conseillé) et si possible ses condition d’entretien et d’utilisation

C’est donc à chacun(e) de voir si l’économie réalisée justifie de prendre les risques inhérents à l’achat d’un jeans d’occasion.

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Jeans et denim de A à Z : le scratch

Scratch : littéralement la traduction anglaise pour une éraflure, une griffure, une égratignure.

Dans l’industrie du denim, le scratch est l’action qui permet de personnaliser un jeans par des éraflures, des déchirures, plus ou moins marquées, pour un effet déchiré, usé, troué.

Par définition, le scratch (ou “éraflure”) est assorti au denim, esthétiquement d’abord – une toile denim déchirée dévoile toutes les nuances de sa coloration – mais aussi philosophiquement : c’est l’expression d’une forme de liberté débridée tendance rebellion, qui remonte aux origines mythiques du denim.

Ce procédé est devenu très populaire à partir des années 80, notamment par des marques qui personnalisent leurs modèles, dans certains cas à l’unité, à coup de scratch inspirés. C’est notamment Guess ou encore des marques italiennes comme Replay ou Diesel, ou encore des marques de créateurs comme Dolce & Gabbana ou DSquared2, reflet de l’avènement d’une mouvance rebel-chic dans la mode de ces dernières années.

En bref, on peut vraiment dire qu’un effet scratch bien maîtrisé, ça déchire !

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Saga des marques : DSQUARED2 et le jeans

C’est l’histoire de deux mecs… en fait, l’histoire de deux frères jumeaux, Dean et Dan Caten, issus d’une famille nombreuse canadienne, que rien ne prédestinait à l’univers de la mode.

Sauf que très tôt, Dean et Dan se passionnent pour la mode, et, encore enfants, se mettent à dessiner des vêtements pour leurs sœurs.

Et cette passion révèle un authentique talent qui les fait entrer – par la grande porte- dans le monde de la mode. Un parcours royal qui se conjugue toujours à deux.

1983. Intégration de la prestigieuse Parson’s School of Design à New York

1991. Installation en Italie, qui annonce une période de collaborations fructueuses avec les plus grandes marques de mode, avant de présenter leur première collection pour homme. Dsquared2 est née. Nous sommes en 1994.

A travers une succession de collections et de défilés retentissants, Dean et Dan expriment un style qui épouse leur parcours personnel, emprunt d’une irrévérence toute canadienne, d’un raffinement italien hors-pair, d’un sens aigü du détail et de références culturelles extrêmement variées. On ne se refait pas.

Dsquared2 atteint désormais une maturité stylistique qui lui permet de conquérir un plus large public, sans ne rien renier de ses fondamentaux ni de sa vision alternative du luxe, à la fois sexy, provocatrice, et éminemment raffinée ; une vision perpétuellement alimentée par l’inspiration internationale de Dean et Dan, qui partagent aujourd’hui leur vie entre Londres et Milan.

Le denim s’impose parmi les incontournables des collections Dsquared2 , tant il sied à la vision et la démarche créatrice de ses auteurs. Un denimcrafted with the finest italian hands” (confectionné par des mains italiennes expertes)

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Saga des marques de jeans : DIESEL

S’il est une marque qui a su incarner le renouveau du denim depuis les années 80, c’est bien Diesel.

Créée en 1978 par Renzo Rosso et Adriano Goldschmied, Diesel réussit rapidement à devenir le chef de fil du jean italien, en imposant à partir des années 80 de nouveaux standards en terme de qualité de fit et de finition des modèles (certains modèles nécessitent plus d’une vingtaine d’étapes au cours de leur fabrication), et s’appuyant sur les codes et une communication de marque, en rupture avec ce qui se fait à l’époque sur le marché.

Renzo Rosso a plus d’une corde à son arc; au talent de visionnaire, il faut ajouter celui d’entrepreneur : lorsqu’il parvient à racheter l’intégralité de Diesel en 1985, lorsqu’il décide de conquérir l’International dans les années 90 (à telle enseigne qu’à la fin des années 2000, Diesel possède plus de 5000 points de vente dans le monde, dont 300 boutiques en nom propre !), ou encore d’acquérir les marques Vivienne Westwood, Dsquared2 ou encore Viktor & Wolf, pour enrichir le portefeuille de marques de son groupe Only The Brave, en complément de Diesel, mais aussi de la marque 55DSL, petite sœur de Diesel née en 1994, positionnée sur la culture underground, entre créativité et mode.

Diesel, c’est avant tout le jeans, avec une offre Femme, Homme, et Enfant (Diesel Kids). Le label 55DSL vient compléter l’offre, avec des collections plus exclusives.
Mais Diesel, c’est aussi d’autres segments de Prêt-à-porter -notamment le sportswear, et, par l’intermédiaire de licences dans certains cas, de nombreux segments (trop ?) la maroquinerie, l’horlogerie, l’optique, la chaussure, et même le parfum. Plus récemment, Diesel a investi le marché du linge de maison, avec un accueil encourageant.

C’est au moment de son internationalisation, à partir du début des années 90, que Diesel commence à investir massivement en communication, qui devient l’un des facteurs-clés du succès de la marque. Avec un mot d’ordre : l’audace. Les campagnes vont se succéder, et bien souvent créer l’évènement ; la signature actuelle de Diesel est « For Successful living » (pour réussir sa vie), qui résume certainement la philosophie du Groupe, et de son créateur.

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