Saga des marques : COLD METHOD et le jeans

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COLD METHOD est une marque de prêt-à-porter et d’accessoires hollandaise pour homme, créée en 2007.

Implantée en Europe et en Amérique du Nord, COLD METHOD fait désormais partie des marques hollandaises qui comptent dans le monde de la mode.

Les recettes de ce succès ? L’attachement de la marque à la qualité, au style et l’accessibilité des prix, et son parti pris créatif, synthèse casual – chic, entre la distinction du luxe et la nonchalance cool de la mode urbaine.

COLD METHOD propose une gamme de vêtements et d’accessoires adaptée à toutes les exigences de la vie de tous les jours. Au programme côté vêtements : tee-shirts, chemises, costumes, manteaux ou encore pantalons – parmi lesquels le jean denim.

La direction artistique de la marque est aujourd’hui entre les mains du styliste Dieter de Cock, révélé par ses précédentes réalisations pour les labels VIKTOR & ROLF et BLUE BLOOD.

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Génération denim : Raphaël et le jeans

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Photo : Raphaël

Raphaël est un chanteur français dont la rencontre puis l’amitié avec Jean Louis Aubert va être décisive pour le lancement de la carrière, à la fin des années 90.

Son premier album ‘Hôtel de l’univers’, sorti en 2000, lui permet réaliser des premières parties déjà prestigieuses, comme celle de Vanessa Paradis.

Mais c’est avec son second album ‘La réalité’ (2003), porté par le succès du titre ‘Sur la route’ interprété avec son mentor Jean Louis Aubert, et surtout son troisième album ‘Caravane’ (2005) que Raphaël obtient la reconnaissance attendue, du public (album français le plus vendu en 2005) comme de ses pairs (3 Victoires de la Musique en 2006).

S’en suivent une série de tournées qui donneront lieu à la sortie de 3 albums live (2006, 2007 et 2011), ainsi que l’enregistrement de deux albums studio ‘Je sais que la terre est plate’ (2008) et ‘Pacific 231’ (2010).

Touche-à-tout et éclectique, Raphaël manifeste un goût pour les collaborations musicales, comme avec Benjamin Biolay, Stephan Eicher, Florent Pagny, Johnny Halliday ou Calogero, participe depuis plusieurs années aux tournées des Restos du Cœur, tout en faisant ses premiers pas au cinéma en 2010 dans le film ‘Ces amours-là’, de Claude Lelouch, ainsi qu’au théâtre en 2011 dans la pièce ‘Pour l’amour de Gérard Philipe’ (Pierre Notte, avec Emma de Caunes).

Raphaël entretient savamment sa silhouette juvénile et son élégance naturelle avec un look casual chic – résolument jeans denim + veste.

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Génération denim : Thomas Dutronc et le jeans

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Photo : Thomas Dutronc

Thomas Dutronc est un musicien français, à la fois guitariste de jazz, auteur et chanteur.

Fils de deux grandes figures de la chanson françaises -Françoise Hardy et de Jacques Dutronc- Thomas Dutronc était certes prédestiné à la musique. Mais chacun sait que se faire un prénom est parfois encore plus difficile que de se faire un nom, surtout lorsque l’on marche dans les traces de ses parents.

Et c’est ce que Thomas Dutronc réussit à faire à force de travail, de talent, d’exigence, en perpétuelle recherche de sa propre voie –et sa propre voix, le tout avec un sens de l’humour et de l’auto-dérision qui n’est pas sans rappeler son père.

Après une solide formation auprès de quelques uns des meilleurs musiciens de jazz manouche, il démarre sa carrière en multipliant les collaboration : avec son père (dans l’album ‘Brèves rencontres’, 1995), avec Henri Salvador (pour qui il écrit le titre à succès ‘Mademoiselle’, 2000), les Rita Mitsouko (2002), le musicien de jazz Biréli Lagrène, –M- (Matthieu Chedid) pour la musique du film ‘Toutes les filles en sont folles’ (Pascale Pouzadoux, 2003), Salvatore Adamo ou encore Françoise Hardy.

C’est fin 2007 qu’il sort son premier album ‘Comme un manouche sans guitare’, qui remporte un joli succès populaire, porté notamment par les singles ‘Comme un manouche sans guitare’ (qui lui vaudra la reconnaissance de ses pairs en remportant une Victoire de la musique), ou ‘J’aime plus Paris’.

Thomas Dutronc est un artiste généreux qui aime le contact avec le public : il accorde en effet une grande importance à la scène, multipliant les prestations, aussi à l’aise dans des salles mythiques (le New Morning, L’Olympia…) que dans les Festivals ou sur les plateaux TV, et où son amour communicatif pour la bonne musique et son physique de jeune premier remportent l’adhésion.

Son registre vestimentaire s’exprime du smart au casual chic, la toile denim lui colle à la peau, en résonance avec son souci du détail (il ne laisse rien au hasard) et son refus du conformisme : en témoigne la photo en médaillon, qui le montre avec un look qu’affectionne sa génération : le complet jeans + veste + chemise + sneakers.

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Génération denim : Pierre Palmade et le jeans

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Photo : Pierre Palmade sur scène - 2008

Pierre Palmade est un humoriste, dramaturge et acteur français très populaire depuis ses débuts à la fin des années 80, enchaînant la création et l’interprétation de nombreux spectacles à succès, parmi lesquels :

-en One-man-show : ‘Ma mère aime beaucoup ce que je fais’ (1989), ‘On se connaît’ (1990), ‘Passez me voir à l’occasion’ (1992), ‘Mon spectacle s’appelle revient’ (1995), ‘Vous m’avez manqué’ (1999), ou ‘J’ai jamais été aussi vieux’ (2010)

-la série de spectacles inteprétés en duo avec Michèle Laroque : ‘Ils s’aiment’(1996, mise en scène Muriel Robin), ‘Ils se sont aimés (2001) et ‘Ils se re-aiment’ (2012)

-des pièces de théâtre, comme ‘Si c’était à refaire’(de Laurent Ruquier, 2005) ou ‘L’amour sur un plateau’ (d’Isabelle Mergault, 2011), ainsi que la pièce interprétée en duo avec Pierre Richard ‘Pierre et fils’ (2006, co-écrite avec Christophe Duthuron)

Auteur de nombreux spectacles de Muriel Robin, Pierre Palmade est co-scénariste du film ‘Pédale douce’ (1996), et a également interprété une douzaine de rôles pour le cinéma (parmi lesquels ‘Je t’aime quand même’ (de Nina Campanéez, 1994), ‘Oui’ (Alexandre Jardin, 1996), ‘Astérix et Obélix contre Jules César’ (Claude Zidi), ‘Le plaisir de chanter’ (Ilan Duran Cohen, 2008) et ‘Incognito’ (Eric Lavaine, 2009)), ainsi que pour la télévision , notamment avec la série de sketches ‘Le Grand restaurant’.

Enfin, Pierre Palmade s’implique depuis plusieurs années dans les spectacles des Restos du Coeur.

Aussi à l’aise sur les plateaux de télévision que sur les planches, Pierre Palmade adopte à la ville un style vestimentaire casual chic type veste, jeans, sneakers et chemise.

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Génération denim : Nicolas Bedos et le jeans

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Photo (c) Paris Match

C’est sur Canal+ que Nicolas Bedos fait ses premiers pas audiovisuels, participant à l’écriture de divers programmes et émissions, tout en co-écrivant des sketches pour le spectacle de son père, Guy Bedos.

C’est aussi et surtout comme dramaturge que Nicolas Bedos se fait un prénom : il est l’auteur des pièces ‘Sortie de Scène’ (2006), ‘Eva’ (2007), toutes deux bien accueillies par le public et la profession, ainsi que deux pièces qu’il met également en scène : ‘Le voyage de Victor’(2009, avec Macha Méril et Guy Bedos) et ‘Promenade de santé’ (2010, avec Mélanie Laurent et Jérôme Kircher).

Nicolas Bedos écrit également le scénario de deux téléfilms à succès, réalisés par Josée Dayan : ‘Sortie de scène’ (2006) et ‘Folie douce’ (2010).

Son sens du verbe s’exprime aussi brillamment à travers la chronique ‘La semaine mythomane’, qu’il présente dans l’émission ‘Semaine critique !’, de Franz-Olivier Giesberg, dans un style flamboyant, volubile et provocateur, jusqu’à l’arrêt de l’émission mi-2011.

Enfin, Nicolas Bedos ajoute une autre corde à son arc en jouant dans le film de Frédéric Beigbeder ‘L’amour dure 3 ans’ (2012, avec Gaspard Proust)

Nicolas Bedos a adopté un style vestimentaire à son image ‘casual chic’, associant souvent jeans denim au lavage indigo impeccable avec veste de costume ajustée, chemise sans cravate et chaussures de ville.

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Le jeans denim, “tenue incorrecte” ?

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Le denim s’est imposé progressivement dans les codes vestimentaires de tous les jours à travers le monde, favorisé par sa robustesse, sa facilité d’entretien, et la grande diversité de son offre, que ce soit en terme de coupes (du slim ou bootcut en passant par le tapered, le 7/8 ou le loose), de coloris (toutes les nuances possibles de l’indigo -du bleu clair qui confine au blanc cassé -façon Stone Bleach- à l’indigo hyper-intense d’une toile denim japonaise brute, mais aussi désormais toutes les couleurs de l’arc-en-ciel) ou de finition (l’effet usé, le strass, les innombrables personnalisations…)

Le jeans fait effectivement partie de la garde-robe d’une grande partie des femmes, hommes et enfants du monde entier. Pour autant, le jean est-il considéré comme une ‘tenue correcte‘? N’est-il pas condamné à être confiné au style décontracté, et donc pas adapté à des situations exigeant des codes vestimentaires plus ‘habillés’?

Les exemples sont nombreux où le port du denim n’est pas le bienvenu, que ce soit :

-dans certains établissements type boîtes de nuit, clubs ou autres bars branchés, affichant (ou pas) la mention “Tenue correcte exigée

-sur un parcours de golf, où chinos et pantalons à carreaux règnent en maître : le jeans n’est pas l’ami des règles de bonne conduite du golf -la très respectée “étiquette”

-dans certaines soirées ou événement exigeant le port d’une “tenue de ville“, c’est à dire le costume sans le nommer

-dans un environnement professionnel strict et codé, exigeant un rôle de représentation ou de démarchage commercial etc…

Force est donc de constater que le jeans n’est pas, dans certains cas, considéré comme une “tenue correcte” ; pour autant, nous ne nous laisserons pas aller à la facilité d’un raisonnement par l’absurde, qui consisterait à en déduire que le jean est donc une tenue “incorrecte”.

La raison est simple : le denim reste l’incarnation d’un style vestimentaire “casual”, par définition incompatible à un environnement plus strict et habillé.

Pour autant, les mentalités évoluent ces dernières années, portées par l’avènement du jeans de créateur ou du jeans brut -sobre et sans fioriture, tendant à faisant évoluer le jeans vers l’univers du “casual chic” ou “smart casual“, à mi-chemin entre la tenue décontractée et la tenue habillée, et ce en particulier auprès de la Génération Y (née dans les années 80 et 90).

La preuve en est :

-le denim s’invite aujourd’hui dans des environnements qui ne lui étaient traditionnellement pas accessibles, comme dans certaines entreprises, grâce au ‘casual Friday‘ qui consiste à encourager la tenue décontractée mais soignée… le vendredi),

-le look jeans + veste + chemise tend à s’imposer auprès d’une certaine catégorie de leaders d’opinion, comme les artistes, animateurs TV ou musiciens (lire les articles de la rubrique ‘Génération denim‘)

En étendant progressivement son registre du ‘casual’ au ‘casual chic’, faut-il pour autant prédire que le jeans denim réussira progressivement à s’imposer au sein des codes vestimentaires les plus stricts? Verra-t’on un jour le président des Etats-Unis recevoir ses homologues en jeans non seulement à Camp David, mais aussi à la Maison Blanche? Verra-t’on un jour un pianiste se produire en jeans au Carnegie Hall ou à Pleyel, n’arborant pas seulement la toile denim en séance de répétition ou d’enregistrement?

Ce n’est pas sûr, tant l’on reste attaché à certains symboles et la solennité de certains événements.
Mais ce n’est pas forcément souhaitable non plus : le denim n’y perdrait-il pas une partie de ses valeurs, empruntes de liberté et opposées à un certain conformisme?

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