Le jeans denim en mode “collaboratif”

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Les collaborations, un phénomène très en vogue dans l’univers de la mode et de la musique, consistent à associer une ou plusieurs parties autour d’un projet commun, en conjuguant au pluriel la créativité, l’imagination et l’audace, exprimées à travers des réalisations en série limitée ou autres collections capsule, faisant l’objet d’un buzz médiatique important et vendues dans des circuits spécialisés (boutiques hypes ou éphémères), à des prix souvent sensiblement supérieurs – rareté et prestige de la collaboration obligent.

Il n’est pas étonnant que le denim fasse aussi l’objet de collaborations, impliquant une marque et une boutique, ou un artiste, ou une autre marque : le jeans ”collaboratif” s’installe ainsi progressivement comme un vecteur d’expression prisé des marques à la recherche de nouvelles inspirations, de partage d’expérience t à travers de nouvelles rencontres.

Quelques exemples de belles collaborations : ADRIANO GOLDSCHMIED X J. CREW, ROGUE TERRITORY  X Tenue de Nîmes, Burg & Schild X EDWIN, ou encore A.P.C. X Kanye West (la collection capsule KANYE JEANS).

Impossible de ne pas parler également de NAKED AND FAMOUS DENIM, qui affectionne particulièrement les collaborations -avec des marques de denim japonaises en l’occurence, démontrant le tropisme de la marque canadienne pour le Japon, le jeans japonais et la toile selvedge- comme le montre leur actualité, émaillée de collaborations depuis 2011, que ce soit avec ONI DENIM (lire notre article ‘Saga des marques de jeans : ONI DENIM’), avec KAMIKAZE ATTACK (lire notre article ‘Saga des marques de jeans : KAMIKAZE ATTACK!‘, ou plus récemment avec l’une des marques japonaises iconiques : BIG JOHN (notre article ‘Saga des marques de jeans : BIG JOHN‘)

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Le niveau de maturation : un moyen de structurer l’offre de jeans denim ?

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Pas facile de décrire avec précision la teinte d’un jeans parmi une infinie variété de nuances d’indigo du plus foncé au plus délavé.

Au fil du temps, les marques de denim ont élaboré chacune leurs propres procédés de coloration et de délavages, et rivalisé de créativité dans les noms de leurs modèles : Stone Rinse, One Wash, mais aussi Dark Blue, Crystal Blue, Blue Reborn, Royal Rinse, Solid Blue, Indigo Crushed, Contrast indigo ou encore Clean Wash…

Au point que pour se faire l’idée de la couleur d’un jean, la meilleure solution reste de regarder sa toile denim.

Une devinette : quel est le point commun entre certains fromages (Parmesan, Comté…), certains alcools (Rhum, Porto…) et le denim? Pas grand-chose à première vue? Et bien si : ces produits évoluent tous sous l’effet du temps : l’affinage pour le fromage, le viellissement en fût pour certains alcools, et le délavage pour le denim.

Si la maturation, en tant qu’effet du temps, est utilisée pour structurer l’offre de certains produits alimentaires (le Comté -de 6 mois à 24 mois ou le Porto -5 ans à 15 ans d’âge, voire davantage-), qu’en est-il pour le jeans?

Avec l’avènement de la mode vintage dans le prêt-à-porter, l’empreinte si particulière qu’ a le temps sur le jean et la parfaite maîtrise par les denimiers des procédés de délavage de la toile denim, on peut tout à fait imaginer qu’à un degré de délavage donné corresponde une équivalence en terme de durée d’utilisation : ainsi un jeans vintage équivalent à 2 ans de maturation sera logiquement plus délavé qu’un jean à 6 mois d’âge.

C’est en tout cas l’approche que commencent à adopter certaines marques, parmi lesquelles la marque de denim californienne KORAL LOS ANGELES avec sa ligne “Lived For length“, qui propose des nuances de délavage de 0 (brut) à 48 mois, ou encore EDWIN, qui propose au sein de sa gamme SEN un assortiment de modèles dont le délavage est l’équivalent d’un jeans de 1 an, 2 ans et 4 ans d’âge.

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