Jeans et denim de A à Z : la teinture à l’encre Sumi

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Le denim se dévoile depuis longtemps sous toutes les coutures (et pas seulement selvedge), dans toutes les coloris.

Le noir ne fait naturellement pas exception, et fait d’ailleurs désormais partie des standards ces dernières années. Et dans l’univers du jeans noir, on peut relever un procéder de teinture exceptionnel et rare : la teinture à base d’encre Sumi (Sumi Ink), l’équivalent nippon de l’encre de chine.

L’encre Sumi est l’encre utilisée traditionnellement pour la calligraphie japonaise.

Le recours à l’encre Sumi confère au jeans une teinte d’un noir intense, autant qu’une forme de noblesse qui inspire le respect.

C’est le cas du Sumi Ink Coated Selvedge signé Naked & Famous Denim, qui a tout pour devenir l’un des modèles légendaires de la marque canadienne.

Le WeirdGuy Sumi Ink de Naked & Famous

Le WeirdGuy Sumi Ink de Naked & Famous

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Jeans et denim de A à Z : le kakishibu

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Le kakishibu est un procédé de teinture ancestral d’origine japonaise, qui consiste à faire fermenter les extraits d’un kaki, produisant un jos de couleur rouge / brun.

Depuis des siècles, le kakishibu est utilisé au Japon dans des applications très variées, qu’il s’agisse de teinture naturelle (dont les vertus antibactériennes sont à souligner), de cosmétique, de renfort de filets de pêche, de purificateur de vin de riz (le fameux saké), ou encore d’additif à la peinture.

Véritable institution, vous pouvez trouver plus d’informations sur l’univers du kakishibu dans un livre qui lui est totalement dédié, et intitulé sobrement “kakishibu” (auteur : M. Imai Kyoujun).

Une question que l’on peut se poser : quel est donc le rapport entre le kakishibu et le denim? La réponse est entre les mains de équipes techniques chez NAKED AND FAMOUS, qui ont créé pour cet  hiver 2014-2015 un modèle atypique (décliné dans les coupes habituelles de la marque).

Il s’agit du Natural Indigo X Kakishibu Selvedge, réalisé avec une toile denim doublement teintée : le fil extérieur avec de la teinture indigo, le fil intérieur avec de la teinture provenant du procédé kakishibu, et qui confère au jeans une élégance toute particulière.

Retrouvez sur le site www.mondenim.com le deux versions du Naked & Famous Natural Indigo X Kakishibu Selvedge :
-en version WeirdGuy (coupe tapered ou semi-slim)
-en version SkinnyGuy (coupe slim) 

Source : Naked and Famous

Source : Naked and Famous

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Jeans et denim de A à Z : l’aizome

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Aizome” décrit une évocation du bleu du ciel, de l’eau, de la mer et du Japon. “Ai”, c’est le pays natal qui donne toute la sérénité de l’esprit.

L’aizome est l’une techniques de teinture les plus vieilles du Japon, présumée avoir été importée de Chine et qui aurait évolué au fil du temps : pour obtenir lindigo : les feuilles séchées de lindigotier sont mises à fermenter pendant tout l’hiver pour obtenir le sukumo. Puis un mélange de saké, de cendre de bois, de chaux, d’eau etc… est ajouté, le tout chauffé pour un second cycle de fermentation, qui permettra d’obtenir l’indigo.

Elle fut longtemps utilisées pour les vêtements de travail extérieur, les tissus de décoration et même les vêtements et armures de samouraï.

Quasiment disparue et remplacée par des procédés de teinture industriels incomparablement plus productifs, cette technique totalement naturelle produit un bleu indigo d’une intensité incomparable. Pas étonnant qu’elle fasse de la résistance dans le Sud du Japon, comme la région d’Okayama, pour la production des fameux jeans denim japonais.

Phase de séchage (c) Blog.budoexport.com

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Saga des marques de jeans : BETTY SMITH JEANS

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(c) Betty Smith Jeans

(c) Betty Smith Jeans

BETTY SMITH JEANS fait partie des marques de denim japonaises les plus anciennes et les plus populaires au Japon.

C’est le père d’Oshiyama san, actuel dirigeant de la marque, qui eut l’idée de fonder BETTY SMITH JEANS en 1961 à Kojima – le quartier du denim à Kurashiki (située à 500 kilomètres au sud de Tokyo, dans la préfecture de la mythique Okayama), faisant figure de pionniers au pays du soleil levant, à l’instar d’EDWIN.

BETTY SMITH JEANS, que l’on trouve paradoxalement relativement difficilement en Europe, est une institution au Japon, possédant son propre musée (le Betty Smith Jeans museum) et proposant un service sur mesure, où l’on peut choisir la coupe, la forme des poches et la couleur des fils de surpiqûres.

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Jeans denim ou smart phone : pourquoi choisir ?

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(c) denimfuture.com

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C’est peu dire que l’on entretient aujourd’hui un rapport particulier avec son jeans (“Seconde peau“), et plus récemment avec son téléphone portable (“prolongement de la main“).

Au point que cette double relation fusionnelle laisse parfois des traces… Il n’est pas rare de voir progressivement apparaître au cours du processus de délavage du jeans les marques sur l’une des poches de l’emplacement du téléphone, rappelant une empreinte contemporaine en forme d’inscriptions rupestres ou de tatouage du denim, témoignage de la place qu’a réussi à conquérir le téléphone en quelques années dans nos vies.

Le lancement récent d’un nouveau modèle de smart phone d’une marque bien connue a même été l’occasion de révéIer une prétendue double conséquence négative sur le téléphone en le rangeant dans la poche de son jeans : d’une part un effet de décoloration de la toile denim (la fameuse affaire ‘Dyegate‘), d’autre part un effet de torsion… Alors, juste riposte du jeans à l’égard du téléphone, ou simple rumeur destinée à nuire à ce lancement?

Quoiqu’il en soit, jeans et smart phone sont condamnés à faire bon ménage, tant il est devenu inconcevable de se passer au quotidien de l’un ou de l’autre.

Mais la solution pourrait bien provenir de la tendance actuelle à l”upsizing’ du smart phone (le segment prometteur des ‘Phablettes‘, modèles de téléphone à mi-chemin entre le smart phone classique et la tablette : une tendance qui rend de plus en plus difficile de le ranger dans sa poche de jeans…

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Customisation : le coup de griffe signé ZOO JEANS

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(c) AFP

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La capacité du denim à traverser les époques doit beaucoup à sa capacité à se réinventer à travers la customisation.

Beaucoup a déjà été inventé pour personnaliser son jeans, notamment par des procédés de vieillissements inédits, parfois insolites, pour réaliser l’effet délavé ou usé recherché.

Mais l’été dernier, il faut reconnaître qu’une équipe japonaise a créé l’événement en dévoilant une technique du customisation de jeans pour le moins décalée, pour un résultat authentiquement ‘destroy’ ; des dirigeants d’un zoo japonais, au nord de Tokyo, ont en effet laissé certains de leur pensionnaires prestigieux -lions, tigres et autres ours- se faire les crocs – ou les griffes – sur de la toile denim.

C’est en jetant dans les enclos du zoo différentes matières que le directeur du zoo, Nobutaka Namae, s’est rendu compte que l’une d’entre elles suscitait particulièrement leur attention : la toile denim. Et devant le traitement infligé par ses pensionnaires, le denim s’est avéré plus solide que prévu, avant d’être lacéré et déclaré ‘artistiquement mort’. L’idée a alors germé de récupérer ces lambeaux de toile lacérés à coups de dents et de griffes et les confier à des stylistes pour fabriquer deux jeans.

Cerise sur le gâteau, ces créations originales ont été exposées par le zoo, sous la griffe “ZOO JEANS“. “Œuvre” des lions et des tigres, ces deux denims ont été mis aux enchères et le produit de la vente reversé au zoo et à l’organisme international de protection des animaux WWF.

zoojeans jacron

Mais au-delà d’une initiative aussi originale que charitable qui méritait d’être soulignée : et si avec ZOO JEANS une nouvelle griffe était née ?

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