Saga des marques de jeans : MARITHE & FRANCOIS GIRBAUD

C’est l’histoire d’un couple, qui partage la même passion pour le denim, et qui a réussi à s’imposer dans le monde du jeans à force de talent, de conviction, et sans concession. Retour en quelques dates-clés.

1967. Marithé Bachellerie et François Girbaud se rencontrent chez Western House, à St Tropez. Très rapidement, ils commencent à délaver les jeans de façon artisanale dans les laveries de Saint-Germain des prés.

Début des années 70. Le lavage devient industriel avec le stonewash, une technique de lavage à base de pierres ponces, que Marithé et François GIRBAUD contribuent à mettre au point, et qui fera le tour du monde.

1972. Marithé et François ouvrent le magasin Halle Capone dans le quartier en pleine mutation des Halles. Le couple exprime de plus belle une créativité débridée, avec une remarquable répartition des rôles : François dessine, conçoit, Marithé peaufine et pense finition – couleur, délavage.
C’est ainsi que bien avant l’heure, l’ancêtre du baggy voit le jour, et une longue liste de modèles entrés depuis dans la postérité, comme l’X-pockets, le Shuttle, ou encore le Skinny Cowboy et l’Original Boyfriend.

Début des années 80. Rencontre décisive avec Karl Rosen, pape du textile outre-atlantique, qui ne fait rien de moins que d’ouvrir à nos deux Frenchies intrépides les portes de la distribution américaine. Le rêve devient réalité.
Cette aubaine s’accompagne d’un coup de génie pour accompagner cette conquête du Nouveau Monde : celui de choisir une égérie en la personne de Jennifer Beals, actrice-phare du film Flashdance, avant sa sortie en salle en 1982, pour porter le modèle Baggy –baptisé par les Américains en référence aux sacs de course en papier resserrés avec une ficelle.
Ce qui devient rapidement le film d’une génération offre naturellement une visibilité inespérée à la marque Marithé et François Girbaud qui, sur sa lancée, va séduire les artistes du hip-hop et du rap, et entrer par la grande porte dans le « Streetwear ».

Début des années 1990. Les inventeurs du Baggy ont du vague à l’âme. Crise de confiance ? Sensibilisation aux effets environnementaux néfastes des procédés de délavage qu’ils ont contribué eux-même à promouvoir ?

Et puis, nouvelle phase de créativité : lancement de la mode du stretch, évolution des volumes avec le Metamorphojean, avant d’inventer en 1998 le Blue Eternal, un procédé qui fixe la couleur indigo, évitant ainsi le délavage.

2010 . De plus en plus préoccupés par les enjeux environnementaux, Marithé et François Girbaud lancent le traitement eco-responsable Wattwash, qui permet de réduire fortement la consommation d’eau dans la fabrication des jeans.

Désormais présents dans près de 60 pays, Marithé et François Girbaud pourraient légitimement contempler le chemin parcouru depuis le début de leur collaboration, il y a 45 ans. Ils n’en restent pas moins résolument tournés vers l’avenir – une autre marque de fabrique de la maison.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Laisser un commentaire