Saga des marques de jeans : HILFIGER DENIM par Tommy Hilfiger


Tomas Jacob Hilfiger entretient un rapport particulier avec le denim, qui est à l’origine de sa carrière exceptionnelle, modèle de réussite à l’américaine.

En effet, son parcours commence au début des années 70, lorsqu’il décide d’acheter des jeans, alors de fortes inspiration « pattes d’éléphant », les personnalise et les revend dans sa boutique « People’s place ». Une période qui va beaucoup lui apprendre sur le prêt-à-porter et sur lui-même, le confortant dans ses velléités de création et d’indépendance.

Contraint quelques années plus tard de réorienter son activité, Tomas Jacob Hilfiger va même jusqu’à refuser des propositions d’embauche, notamment chez Calvin Klein, et va finir par créer en 1984 sa propre marque Tommy Hilfiger. C’est son démarrage officiel en tant que styliste créateur dans le prêt-à-porter.
Il a alors 33 ans.

Le style chic décontracté cher à Tommy Hilfiger va progressivement acquérir ses titres de noblesse et réussir à s’implanter aux quatre coins du monde.

Quelques années plus tard, la profession lui rend hommage, par la voix du Council of Fashion Designers of America (CFDA), qui l’élit Designer de l’année en 1995.

En 2005, Tomas Jacob Hilfiger vend l’empire que représente désormais Tommy Hilfiger au groupe PVH Corp., tout en continuant à y jouer par la suite un rôle en tant que styliste, et à travers son engagement au nom de la marque pour des causes humanitaires.

En l’espace de 20 ans, Hilfiger a su diversifier son offre et propose aujourd’hui des collections de vêtements, chaussures, sacs et accessoires, pour toute la famille.

Hilfiger Denim est une ligne spécifique, qui adapte l’esprit Tommy Hilfiger à l’univers et aux valeurs du jeans, à travers des collections Homme/Femme de vêtements, chaussures et accessoires.
L’offre jeans est composée d’une gamme de coupes (Ajustée, Classique ou Confort), de coloris et de délavage. Une gamme de jeans complémentaire existe aussi sous le label Tommy Hilfiger.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Jeans denim culte : le 501 (R) de LEVI’S

C’est en 1890 que Levi Strauss et Jacob Davis donnent naissance au modèle Levi’s 501, un pantalon en toile denim brute de coupe large.

Doyen des jeans, Dieu des Dieux du denim, le Levi’s 501 est aussi le plus mythique de l’histoire de la célèbre toile indigo, véritable icône du fameux 5-poches aux rivets et surpiqûres orange. Comment expliquer une telle longévité, faisant fi des changements d’époques et de modes?

La vie du 501 est un roman qui traverse les 120 dernières années de la mode, et illustre sa capacité à évoluer régulièrement avec son temps:
*brut de brut pendant sa « carrière professionnelle » du début du XXème siècle
*dans les années 30, l’arrivée du Red Tab et sa conquête d’une clientèle plus jeune -qui ne veut pas d’un jeans de papa- en remplaçant boutons de bretelle et martingale par les passants de ceinture,
*le retour à l’essentiel occasionné par le rationnement de la guerre
*depuis l’après guerre, quelques mues successives (coupe plus droite) et variations sur le thème 501: déclinaisons de coloris (blanc, black, beige…) et de délavages (Stone Bleach, One Bleach).

Le 501 a longtemps incarné le nec-plus ultra du jeans, réussissant la quadrature du cercle -être à la fois premium (vendu au prix élevé pour l’époque de 500 Francs, soit 80€) et populaire à la fois; mais s’il reste un standard, sa situation s’est compliquée à partir des années 90, face aux assauts d’une nouvelle génération de marques ambitieuses et bien décidées à tuer le père… Le 501 ne fait plus rêver les 15-35 ans comme jadis, et c’est d’ailleurs un important défi que doit relever Levi’s aujourd’hui pour réenchanter le rêve que suscite son modèle fétiche et casser la spirale de sa banalisation.

Levi’s lui rend d’ailleurs un hommage appuyé, mais plutôt exclusif et délibérément tourné vers ses origines, avec sa ligne vintage Levi’s Vintage Clothing, qui propose dans son catalogue près d’une dizaine de rééditions de grands crus de 501, avec notamment les millésimes 1901, 1922, 1933, 1944, 1947, 1954, 1955 ou encore 1966.

Lire aussi les articles ‘Aux origines du denim : Levi Strauss‘ et ‘Saga des marques de jeans : LEVI’S‘.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Saga des marques de jeans : DENIM & SUPPLY RALF LAUREN

En 2011, la célèbre marque américaine de prêt-à-porter chic décontracté Ralf Lauren lance Denim & Supply Ralph Lauren, une ligne destinée à séduire une clientèle de jeunes adultes, complémentaire à la clientèle traditionnellement plus âgée des autres lignes Ralf Lauren.

Denim & Supply Ralf Lauren affiche un style jeanswear assumé, insouciant et décontracté, en revisitant les classiques américains dans un esprit vintage et country authentique.

L’offre jeans de Denim & Supply Ralf Lauren est actuellement constituée de 3 coupes pour Homme (Slim, Relax et Droite), et 6 pour Femme (du skinny au boyfriend en passant par le droit, l’évasé / bootcut, le jegging ou encore le large), et décliné sur plusieurs délavages.

Cet hiver, la jeune mais déjà célèbre marque met à l’honneur le jean et le pullover en laine à grosse maille typé vintage.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Saga des marques : MARC JACOBS et le jeans

L’Américain Marc Jacobs est l’un des stylistes créateurs de mode les plus adulés de sa génération; la récompense d’un parcours exceptionnel, qui le conduit d’abord à la High School of Art and Design, puis à la célèbre Parsons School of Design, avant de réaliser en 1986 –il n’a alors que 23 ans- sa première collection griffée Marc Jacobs.

A peine installé, le voilà déjà le plus jeune styliste à se voire attribuer l’une des plus prestigieuses récompenses de l’industrie de la mode, le Council of Fashion Designers of America (CFDA) dans la catégorie Nouveau Talent, avant de récidiver quelques années plus tard en obtenant le prix catégorie Women’s Designer par le CDFA, pour la réalisation de sa légendaire collection Grunge pour Perry Ellis. Nous sommes en 1992.

1993 : Marc Jacobs et son associé Robert Duffy créent la société Marc Jacobs International Company.

1997 est une étape décisive, qui voit le talentueux créateur rejoindre Louis Vuitton, et l’ouverture de la première boutique Marc Jacobs dans le quartier Soho, à New York.

Marc Jacobs lance ensuite sa ligne Marc by Marc Jacobs en 2001, plus jeune et accessible, avant de recevoir une série de nouvelles récompenses, témoignant de sa formidable aura au sein de la profession.

Les années qui suivent sont tout aussi intenses, marquées par des ouvertures de boutiques dans le monde entier (le cap des 100 boutiques a été allégrement dépassé), le lancement de l’activité Horlogerie en partenariat avec Fossil, de la ligne pour Enfant Little Marc Jacobs, d’une collection de lunettes Marc by Marc Jacobs et de parfums, sans oublier les sacs et accessoires. Ajoutez à cela la direction artistique des Collections Louis Vuitton, et vous avez l’un des plus beau CV du monde de la mode.

Il n’est pas surprenant que le jeans soit devenu l’une des pièces de prédilection de Marc Jacobs, une figure de style lui permettant de repousser les limites de son talent par la finesse de ses coupes, l’utilisation des plus belles toiles denim et un sens avéré du détail. Et faire qu’un denim Marc Jacobs compte parmi l’élite des denims de créateur (photo: détail d’un denim 7/8e Marc Jacobs Femme 2011).

mondenim.com (c) Copyright 2012

Saga des marques : TRUE RELIGION et le jeans

2002. Création par Jeffrey Lubell de True Religion, une marque de denim américaine alliant la qualité, l’authenticité « made in the USA », un look « vintage » et un raffinement intemporel.

Mais pourquoi donc « True Religion » ? Simplement -si l’on peut dire- cela reprend l’idée de son créateur selon laquelle il n’y aurait qu’une seule religion : le peuple. Et comme tout le monde s’habille en jeans… On est assez loin de la pensée de Marx, pour qui “la religion est l’opium du peuple”…

True Religion souhaite s’adresser non pas à ceux qui suivent la mode, mais ceux qui la font, en proposant un large choix de styles et de familles de produits, dans le respect de son credo. Car Lubell affiche la couleur… indigo, lorsqu’il affirme que True Religion repose sur la coupe, la qualité, le style et l’ambition que les hommes et les femmes se sentent bien de corps et d’esprit en portant leur jean denim.

L’histoire de True Religion ne s’invente pas.
Jeffrey Lubell, alors adolescent, a l’habitude de personnaliser des jeans usés avec des pièces en cuir ou en denim, ou en les agrémentant de broderies qu’il réalise personnellement à la main. « C’est là que tout à commencé », admet l’intéressé.

Il utilise son double talent de styliste et d’entrepreneur à bon escient : aux commandes de sa machine à coudre, sa créativité avant-gardiste s’exprime à travers les coutures, les personnalisations à l’envi, à l’attention d’une clientèle femme et homme, pour fabriquer ce que plus tard il dira être ce qu’il sait faire de mieux : des jeans.
Lubell ne doute pas de son destin, et avance avec ténacité : il réussit au forceps à convaincre l’acheteur sceptique pour un magasin de Los Angeles d’être le premier à passer commande de sa collection. Résultat quasi instantané : tout est vendu en deux jours. Et True Religion convertit ainsi ses premiers fidèles.

True Religion doit son succès populaire aux qualités de coupe et de confort reconnues de ses modèles. Mais aussi au fait que chaque modèle était unique, et donc particulièrement adaptées aux velléités d’exprimer son individualité.

Le modèle « Joey » est devenu un modèle culte de la marque qui, grâce à l’originalité de ses coutures et la forme originale de ses poches arrières, a été accueilli avec enthousiasme, aussi bien par des femmes aux foyers que des stars mondiales comme Angelina Jolie ou Jennifer Lopez, sans oublier leurs pendants masculins.

True Religion ne tarde pas à s’exporter dans la crème des magasins de mode en Asie et, progressivement, en Europe. L’occasion aussi de développer une collection pour enfants et juniors, et de tirer son épingle du jeu sur le segment archi-convoité du jeans premium.

True Religion, c’est aujourd’hui une gamme complète de vêtements lifestyle pour toute la famille, dont une gamme de jeans et de vêtements sportswear, ainsi que des accessoires et du parfum; en vente dans une sélection de boutiques dans plus de 50 pays.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Saga des marques : CARHARTT et le jeans

CARHARTT fait partie du cercle très fermé des marques de prêt-à-porter plus que centenaires ayant su traverser les époques. Avec une particularité : celle de ne jamais avoir abandonné son métier d’origine : le vêtement de travail.

En effet, c’est dès sa création en 1889 à Détroit, Etats Unis, qu’Hamilton Carhartt Manufacturer se concentre sur le secteur des vêtements de travail pour les employés des chemins de fer, avec en particulier des salopettes en denim ou en coton épais qui feront son succès.

Très tôt, Carhartt s’est engagé auprès des syndicats américains pour défendre des conditions de travail décentes, ayant même recours sur ces produits au label ‘Union made’, exploitant même – un thème extrêmement à la mode aujourd’hui – sa fabrication « locale » (“crafted with pride in the U.S.A“).

Fidèle à ses valeurs, L’entreprise va progressivement devenir dans le monde entier une référence auprès d’une clientèle professionnelle exigeante et pragmatique, reconnue pour la qualité et le confort de ses modèles.

Le vêtement de travail demeure aujourd’hui l’activité majeure et historique de Carhartt. Mais ce n’est plus la seule.

Carhartt s’est en effet diversifiée au début des années 90 –soit bien après Levi’s ou Lee- dans le prêt-à-porter de loisir ; une diversification qui trouve son origine du fait que certains mouvements culturels et artistiques s’exprimant dans la rue, comme les passionnés de rap, de hip hop ou les taggeurs, se soient appropriés à la fin des années 80 certains des vêtements Carhartt, propulsant ainsi la marque au cœur d’un mouvement annonciateur de l’avènement de la mode vestimentaire urbaine.

Un phénomène Streetwear qui ne va pas tarder à atteindre l’Europe, approvisionnée au départ par des importations sporadiques réservées aux initiés, jusqu’à la création de la division Carhartt Work In Progress en 1994, démarrage officiel de son activité positionnée « Vie urbaine active ».

Carhartt Work In Progress ne tarde pas à réaliser sa première collection exclusivement destinée à l’Europe, fondée sur une réinterprétation des codes des vêtements outdoor pour un environnement urbain, et dans le parfait respect des valeurs de la marque : look, qualité et confort. Le jeans trouve tout naturellement sa place, d’abord façon “baggy” et taille très basse. Nous sommes en 1997.

Au cours des années 2000, Carhartt Work In Progress va plus loin en soutenant événements et initiatives d’artistes, musiciens, skateboarders ou fans de BMX, légitimant encore davantage son ancrage dans le paysage de la mode urbaine.

Le denim tient une place de choix dans les dernières collections Carhartt, décliné en finition brut ou stone wash, du slim au fuselé.

Hamilton Carhartt pouvait-il imaginer que 120 ans après la création de son entreprise de vêtements professionnels, sa marque deviendrait l’une des plus ‘hype’ de la scène urbaine d’aujourd’hui ?

mondenim.com (c) Copyright 2012