Faut-il craquer pour un jeans à toile super épaisse ?

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Ces dernières années ont vu l’arrivée de certains modèles de jeans à toile très épaisse dans les collections automne hiver, avoisinant voire dépassant un poids de 20 oz. L’une des meilleures incarnations de ces versions un brin transgressives est la désormais mythique série des Elephant – dont le 7eme du nom dit ‘El Diablo’ est sorti pour la saison automne hiver 2018 en différentes coupes – de l’EasyGuy au Super Guy en passant par le WeirdGuy, disponibles à la vente sur mondenim.com :
http://www.mondenim.com/jeans-homme-denim-homme/264-jeans-naked-famous-elephant-7-el-diablo.html

Le modèle Elephant 7 El Diablo de 20 oz, par Naked & Famous

Le modèle Elephant 7 El Diablo de 20 oz, par Naked & Famous

Au-delà d’une forme de prouesse technique – le travail de ces toiles survitaminées n’est pas des plus aisé – qu’apportent ces modèles à l’usage ? Généralement plus chers que les autres – bien que les jeans de cette catégorie ne soient pas vendus au kg (!), valent-ils finalement le détour, par rapport à un jeans classique réalisé dans une toile de 12-13 oz?

La réponse va d’abord dépendre des attentes de chacun ; si votre priorité est le confort, la légèreté, la souplesse, un jeans à toile super épaisse n’a pas vocation à être votre modèle de prédilection; passez votre chemin et optez pour un denim à toile plus légère, voire stretch.

Un jeans très épais ne sera également logiquement pas approprié lors de journée estivales – raison pour laquelle vous n’en trouverez en principe pas dans les collection printemps été – sauf si vous avez déidé d’engager une séquence de régime

En revanche, un tel jeans peut prendre tout son sens si vous recherchez un pantalon pour une utilisation fonctionnelle, comme l’usage d’un 2 roues (pour autant, aussi épais et rigide qu’il soit, le jeans ne remplace en aucun cas un pantalon ou une combinaison de moto spécialement conçus pour la sécurité), travaux extérieurs etc… dans le pur esprit workwear originel du denim.

Le denim super épais va finalement surtout s’adresser à un amateur de denim éclairé, limite puriste, à la recherche d’une toile brute 100% coton très rigide, qui se fera progressivement à sa morphologie au prix d’un certain inconfort dans les premières semaines, et qui démontrera une robustesse exceptionnelle, pour une utilisation durable et une toile joliment délavée – on pourrait même dire patinée – à l’épreuve du temps.

Posséder un tel jeans est en définitive un peu comme faire partie d’un cercle fermé de ceux qui savent… C’est certes un certain budget, mais l’expression d’une certaine idée du denim, brut, racé, sans concession, qui n’est pas pour nous déplaire chez mondenim. C’est notamment la raison pour laquelle nous avons à coeur de proposer les générations successives de l’Elephant signé Naked & Famous.

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Le jeans Organic Vegan Selvedge : nouvelle étape dans l’éco-responsabilité

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Le coton biologique a progressivement trouvé sa place ces dernières années dans l’univers de la mode, tout autant que celui du denim, avec l’avènement de marques de jeans bio comme Nudie Jeans ou 1083.

D’autres marques ont également commencé à créer des modèles bio, comme le canadien Naked & Famous Denim, à travers des modèles comme le Natural Indigo Organic Selvedge en 2013.

Plus généralement, l’éco-responsabilité gagne du terrain dans le secteur du jeans, qui il est vrai partait à ‘origine avec quelques handicaps – certaines phases de sa fabrication étant considérées tantôt trop consommatrices d’eau et d’énergie (certains procédés de délavage), tantôt polluantes (selon le choix des teintures..).

Cette éco-responsabilité trouve aujourd’hui une nouvelle forme avec le jeans bio et vegan : j’ai nommé l’Organic Vegan Selvedge de Naked & Famous Denim,

Dès lors, vous allez peut être vous interroger : “Un jeans bio, d’accord, mais que diable vient faire le veganisme dans l’univers du jeans” ?

La réponse ? elle vient ou jacron du jeans (son étiquette), qui pour l’occasion a été conçu dan une matière “qui ressemble à du cuir, mais qui n’est pas du cuir”, car pas d’origine animale.

C’est osé, car l’origine animale du jacron est au coeur de la proposition historique du jeans.

C’est engagé, car il n’est pas simple de respecter les contraintes d’un produit sans origine animale et dont la matière première principale est biologique.

C’est décalé, au point d’indiquer “sans gluten” sur le descriptif du produit.

Bref, c’est du Naked & Famous.

WeirdGuy Organic Vegan Selvedge

WeirdGuy Organic Vegan Selvedge

C’est en tout cas un modèle cohérent, qui naturellement ne s’adresse pas seulement aux personnes vegan. C’est peut être aussi quelque part un modèle qui, sans perdre le sens de l’humour et la décontraction de la marque canadienne, a le mérite de faire réfléchir nos consciences sur ce que la fabrication d’un jeans éco-responsable peut vouloir dire aujourd’hui… ou demain.

C’est enfin – et surtout – une très belle pièce, réalisée comme toujours avec soin et avec de très belle matières.

Le WeirdGuy Organic Vegan Selvedge de Naked & Famous est en vente sur www.mondenim.com.

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Saga des marques de jeans : BETTY SMITH JEANS

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(c) Betty Smith Jeans

(c) Betty Smith Jeans

BETTY SMITH JEANS fait partie des marques de denim japonaises les plus anciennes et les plus populaires au Japon.

C’est le père d’Oshiyama san, actuel dirigeant de la marque, qui eut l’idée de fonder BETTY SMITH JEANS en 1961 à Kojima – le quartier du denim à Kurashiki (située à 500 kilomètres au sud de Tokyo, dans la préfecture de la mythique Okayama), faisant figure de pionniers au pays du soleil levant, à l’instar d’EDWIN.

BETTY SMITH JEANS, que l’on trouve paradoxalement relativement difficilement en Europe, est une institution au Japon, possédant son propre musée (le Betty Smith Jeans museum) et proposant un service sur mesure, où l’on peut choisir la coupe, la forme des poches et la couleur des fils de surpiqûres.

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Jeans denim ou smart phone : pourquoi choisir ?

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(c) denimfuture.com

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C’est peu dire que l’on entretient aujourd’hui un rapport particulier avec son jeans (“Seconde peau“), et plus récemment avec son téléphone portable (“prolongement de la main“).

Au point que cette double relation fusionnelle laisse parfois des traces… Il n’est pas rare de voir progressivement apparaître au cours du processus de délavage du jeans les marques sur l’une des poches de l’emplacement du téléphone, rappelant une empreinte contemporaine en forme d’inscriptions rupestres ou de tatouage du denim, témoignage de la place qu’a réussi à conquérir le téléphone en quelques années dans nos vies.

Le lancement récent d’un nouveau modèle de smart phone d’une marque bien connue a même été l’occasion de révéIer une prétendue double conséquence négative sur le téléphone en le rangeant dans la poche de son jeans : d’une part un effet de décoloration de la toile denim (la fameuse affaire ‘Dyegate‘), d’autre part un effet de torsion… Alors, juste riposte du jeans à l’égard du téléphone, ou simple rumeur destinée à nuire à ce lancement?

Quoiqu’il en soit, jeans et smart phone sont condamnés à faire bon ménage, tant il est devenu inconcevable de se passer au quotidien de l’un ou de l’autre.

Mais la solution pourrait bien provenir de la tendance actuelle à l”upsizing’ du smart phone (le segment prometteur des ‘Phablettes‘, modèles de téléphone à mi-chemin entre le smart phone classique et la tablette : une tendance qui rend de plus en plus difficile de le ranger dans sa poche de jeans…

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Customisation : le coup de griffe signé ZOO JEANS

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(c) AFP

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La capacité du denim à traverser les époques doit beaucoup à sa capacité à se réinventer à travers la customisation.

Beaucoup a déjà été inventé pour personnaliser son jeans, notamment par des procédés de vieillissements inédits, parfois insolites, pour réaliser l’effet délavé ou usé recherché.

Mais l’été dernier, il faut reconnaître qu’une équipe japonaise a créé l’événement en dévoilant une technique du customisation de jeans pour le moins décalée, pour un résultat authentiquement ‘destroy’ ; des dirigeants d’un zoo japonais, au nord de Tokyo, ont en effet laissé certains de leur pensionnaires prestigieux -lions, tigres et autres ours- se faire les crocs – ou les griffes – sur de la toile denim.

C’est en jetant dans les enclos du zoo différentes matières que le directeur du zoo, Nobutaka Namae, s’est rendu compte que l’une d’entre elles suscitait particulièrement leur attention : la toile denim. Et devant le traitement infligé par ses pensionnaires, le denim s’est avéré plus solide que prévu, avant d’être lacéré et déclaré ‘artistiquement mort’. L’idée a alors germé de récupérer ces lambeaux de toile lacérés à coups de dents et de griffes et les confier à des stylistes pour fabriquer deux jeans.

Cerise sur le gâteau, ces créations originales ont été exposées par le zoo, sous la griffe “ZOO JEANS“. “Œuvre” des lions et des tigres, ces deux denims ont été mis aux enchères et le produit de la vente reversé au zoo et à l’organisme international de protection des animaux WWF.

zoojeans jacron

Mais au-delà d’une initiative aussi originale que charitable qui méritait d’être soulignée : et si avec ZOO JEANS une nouvelle griffe était née ?

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Et côté jeans, vous êtes plutôt ‘Straight’ ou ‘Gay’?

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Cette question serait parfaitement incongrue si la marque US BETABRAND ne venait pas de lancer le premier Gay jeans, un jeans dont, à l’instar du très remarqué jeans NAKED & AMOUS DENIM Rainbow Core Selvedge (saison FW13), la couleur indigo laisse progressivement la place à une couleur arc-en-ciel au fur et à mesure qu’il se délave.

(c) Betrabrand

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Alors, le Gay jeans de BETABRAND : simple me too du Rainbow Core Selvedge?

Pas tout à fait. En réalité, sa véritable originalité réside dans la façon dont il est marketé : pour son créateur Steven B. Wheeler, le Gay jeans est en effet présenté comme un jeans à l’apparence hétéro, qui révèle son homosexualité en vieillissant ; et son créateur d’ajouter : “une idée cohérente avec le processus d’acceptation de soi et de coming-out”.

BETABRAND continue même à filer la métaphore – après tout rien de plus légitime dans le textile – en indiquant que “ne pas laver son Gay jeans n’aura pour conséquence que de ralentir le processus de son coming out.”

Une audace décalée, un brin militante, qui a su en tout cas faire l’événement dans la planète denim, ce qui n’est pas rien, et manifestement séduire les investisseurs, comme en atteste la fan page BETABRAND : https://www.facebook.com/Betabrand

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