Bien choisir son jeans denim : les détails font la différence !

mondenim.com (c) Copyright 2012

L’adage populaire ‘Le diable est dans les détails‘ est souvent justifié. Souvent, mais pas toujours. Car s’il est un domaine où les détails sont au contraire recherchés, c’est dans le secteur du denim.

A cela deux raisons principales :
1. Si le marché du jeans fut longtemps cantonné à des modèles basiques, où le regular fit, le lavage Stone Wash, les surpiqûres orange et autres 5 poches régnaient sans partage, l’avènement d’une nouvelle génération de marques de denim à partir des années 80 (Diesel, Replay, 7 For All Mankind, G-Star…), et le repositionnement du jean au coeur de la mode (la naissance du jeans de créateur) ont incontestablement favorisé l’augmentation de l’offre, incitant les marques à différencier leurs modèles, notamment avec force détails.

2. le marché du jeans s’est lui aussi adapté à la tendance à la personnalisation des codes vestimentaires, tournant le dos à une forme d’uniformisation qui avait fini par lui porter préjudice à la fin des années 70.

Le jeans a l’avantage de pouvoir se décliner en une infinie variété de détails, qu’il s’agisse des coutures (couleurs du fil), des boutons, de motifs brodés ou imprimés (par exemple sur les poches arrières, ou le jeans imprimé), ou de la réalisation de l’effet usé, entre éraflures et délavages personnalisés.

Au point que ce sont bien les détails, contribuant à l’originalité et même la rareté d’un modèle de jeans, qui font aujourd’hui la différence.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Bien choisir son jeans denim : pour ou contre les jeans denim d’occasion

mondenim.com (c) Copyright 2012

Le denim ne faillit pas à la tendance actuelle du développement du marché d’occasion, que l’avènement des boutiques de dépôt-ventes de prêt-à-porter et des sites de petites annonces en ligne encourage largement.

Pour autant, acheter un jeans d’occasion est-il une bonne idée ? Son statut particulier de “seconde peau” n’est-il pas en contradiction avec l’idée même de la “seconde main” ?
A l’instar d’une paire de chaussures, un jean n’est-il pas destiné à prendre l’empreinte de son propriétaire d’origine, incompatible à un changement de mains ultérieur?

Sur le papier, acheter son jeans d’occasion présente le double avantage d’acquérir un modèle de jean :

-à un prix sensiblement inférieur au prix du neuf, permettant parfois d’accéder à une pièce d’une marque de créateur à laquelle on ne pourrait prétendre “au prix fort”

-qui peut bénéficier d’un rendu vintage, ou un effet usé naturellement, ce que certaines marques de créateur proposent à la revente en tant que modèles “vintage” à des prix qui n’ont rien à voir avec un prix d’occasion

C’est aussi indirectement -car ce n’est pas la motivation première a priori- en ligne avec la tendance éco-responsable en prolongeant d’autant la durée de vie d’un jean; ce qui est d’autant moins insensé que la durée de vie potentielle d’un denim est en moyenne nettement supérieure à celle d’autre type de pantalon (lire l’article “Le saviez-vous : 400 fois“).

Enfin, certaines marques n’hésitent pas à proposer de racheter certains de leur modèles d’occasion pour les revendre en version “vintage” – comme par exemple la marque suédoise NUDIE JEANS.

Dans les faits, d’autres facteurs entrent toutefois en jeu.

D’emblée, il faut mettre l’affectif de côté, nombre d’accros au denim ne pouvant concevoir l’idée même de revendre leur jeans, car c’est une partie d’eux-mêmes, tout comme acquérir un jean d’occasion peut donner l’impression d’acheter une partie de l’histoire de la personne qui l’a préalablement porté.

Par ailleurs, si acheter un jean neuf n’est déjà pas un long fleuve tranquille (lire les articles de la rubrique “Bien choisir son denim“), c’est encore plus compliqué pour un jeans d’occasion, car il ajoute aux incertitudes sur son authenticité (lire l’article “vrai-faux denim : comment les repérer” et “jeans confrefaits : comment les repérer“?) les aléas de son évolution à travers son usage et ses lavages successifs :

-évolution en terme d’aspect (la décoloration par lavages successifs n’est pas maîtrisée comme le délavage que réalisent les marques dans leur processus de fabrication de leurs modèles)

-évolution en terme de fit : la toile denim a tendance à se détendre d’une manière non homogène et selon la morphologie de la personne qui le porte. Ainsi, un modèle d’une taille particulière lorsqu’il est neuf peut avoir évolué d’au moins une demi, voire une taille au niveau de la taille, et dans certains cas la longueur de jambes peut avoir sensiblement évolué -rétréci en l’occurence

-évolution en terme d’usure, allant jusqu’à représenter une fragilité accrue au niveau des zones frottement ou des éraflures originelles

En réalité, il y aura toujours quelques opportunités à dénicher : un jeans de créateur comme un DOLCE & GABBANA, un PAIGE ou un DSQUARED2, très peu porté et vendu à un prix très compétitif. Mais ces opportunités sont rares, car on peut décemment s’interroger sur les raisons qui poussent le vendeur à mettre en vente une telle pièce.

En définitive, acheter un jeans d’occasion est un exercice risqué mais qui peut parfois payer, à certaines conditions: -opter pour un modèle dont les finitions et le colori s’accomodent d’une vieillissement naturel : gare au jeans black, (dont le délavage de la teinte noire n’est pas toujours heureux) ou aux denims brut, qu’il est conseillé de porter longtemps avant le premier lavage précisément parce qu’il fait progressivement corps avec la morphologie de son propriétaire; enfin, évitez les jeans enduit d’occasion, dont la couche d’enduit est fragile et dont l’état peut réserver des surprises en cas d’achat à distance…

-pouvoir essayer l’article avant de l’acheter, pour vérifier sur soi l’effet de la première vie de la pièce en question sur ses dimensions réelles – pas toujours évident via un site de petites annonces

-connaître son origine (demander la facture d’achat est fortement conseillé) et si possible ses condition d’entretien et d’utilisation

C’est donc à chacun(e) de voir si l’économie réalisée justifie de prendre les risques inhérents à l’achat d’un jeans d’occasion.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Jeans et denim de A à Z : le jeans Regular Fit

mondenim.com (c) Copyright 2012

Le jeans Regular Fit mérite bien un article dans mondenim.com, en l’occurence le 200ème rédigé pour le site.

Le Regular Fit, c’est le confort d’un jean à coupe droite (straight), et taille régulière ou basse

Le Regular Fit : c’est le confort median d’un jeans, à mi-chemin entre le Slim Fit -très ajusté, et loose fit – le bon équilibre entre ajustement et confort.

C’est aussi le plus classique, le plus polyvalent (facilement assorti), le plus intemporel, et finalement le plus universel , s’adaptant à la plus grande variété de morphologies, masculines et féminines.

Ce n’est pas un hasard si les principaux best-sellers de l’histoire du denim sont précisément des jeans Regular Fit – on ne citera que le 501 de LEVI’S.

En dépit de la percée de coupes de jeans alternatives au cours des 40 dernières années, que ce soit le bootcut dans les années 70, le slim ou le Baggy dans les années 80, ou encore la tendance à la pluralité des coupes au cours des dernières années (le retour du slim, le succès du tapered ou du Boyfriend), le Regular Fit n’a rien perdu de sa superbe : il reste un must du vestiaire denim Homme et Femme, un confort que l’on peut porter au-delà des tendances, et assortir toujours aussi facilement.

Bref, on toujours besoin d’un jeans Regular Fit chez soi! (lire aussi l’article ‘Jeans denim de A à Z : le fit et le confort‘)

mondenim.com (c) Copyright 2012

Jeans et denim de A à Z : le jeans tapered

mondenim.com (c) Copyright 2012

Le tapered fait partie des 5 coupes de jeans les plus populaires, avec le bootcut, le slim, le straight et le loose. (lire aussi l’article “Bien choisir son denim: quelques conseils”)

Tapered“, littéralement, peut vouloir dire fuselé, ou conique. Un jean tapered peut donc avoir une coupe évoquant une forme conique. On dit aussi qu’un jeans tapered est fuselé, ou adopte la forme d’un diamant inversé.

Il est plus ou moins serré sur toute sa longueur et resserré sur les chevilles – un “anti-bootcut” en quelque sorte.

Au fil du temps, le tapered a réussi à trouver sa place et se présenter en vraie strong>alternative aux intemporels straight et slim, en étant particulièrement adapté aux cuisses musclées / fortes.

Le jean tapered a vu le jour au milieu des années 90, sous l’impulsion de Pierre Morisset pour la marque hollandaise G-STAR et son célèbre modèle ELWOOD.

Ce qui explique en partie le succès du tapered dans le vestiaire denim féminin et masculin, et dans les collections de la plupart des marques de jeans, c’est d’une part son confort (l’aisance au niveau des cuisses), d’autre part une certaine forme de modularité : on trouve en effet des coupes tapered plutôt droite (la coupe Straight Tapered du Levi’s 504), Tapered standard (la coupe Classic Tapered du Levi’s 520), ou encore tapered large (l’Arc Loose Tapered de G-STAR), sans oublier des versions Taille Basse, comme le WeirdGuy de NAKED AND FAMOUS DENIM), offrant un très bon compromis entre confort et ajustement.

mondenim.com (c) Copyright 2012

Jeans et denim de A à Z : le jean taille basse

mondenim.com (c) Copyright 2012

Le «taille basse », en anglais « Low-rise waist » ou “Low waist”, est une style de jeans porté bas, c’est-à-dire juste à la hauteur, voire sous les hanches.

Cela s’explique par une dimension sensiblement inférieure entre l’entrejambe et la ceinture.

Appelé également jeans Hip-écolos, LowCut ou Lowrider, le jeans taille basse a vu le jour avec le mouvement hippie de la fin des années 60, avant de devenir un incontournable des pistes de danse, dans les années 70.

Le taille basse rencontre une traversée du désert au cours des années 80, au profit de coupes à taille haute, avant de revenir en force à partir des années 90, notamment à travers les jeans sculptants, et les réalisations de créateurs, comme Alexander McQueen au milieu des années 90, avec son modèle bien nommé Bumster, à la taille très très basse…

Depuis les années 2000, le taille basse est un incontestable must de la mode denim, particulièrement prisé par un public adolescent / jeune adulte, Homme ou Femme. Il est aujourd’hui difficile de trouver des marques de denim qui ne proposent pas dans leurs collections des modèles réalisés exclusivement ou déclinés en version taille basse.

Le succès chez les jeunes du jean taille basse ne manque pas de faire débat à la maison : quiconque a des enfants adolescents sait ce qu’une dispute sur le port d’un jeans taille basse veut dire; car pour compléter son look taille basse, le choix des sous-vêtements est tout aussi stratégique : ils ont en effet toutes les chances d’être visibles. Un concept forcément diversement apprécié par les parents… Surtout lorsque le jeans en question a, de surcroit (facteur aggravant?), un entrejambe bas (low crotch)!

mondenim.com (c) Copyright 2012

Jeans et denim de A à Z : le fit

mondenim.com (c) Copyright 2012

Le fit, c’est un peu le 5ème élément du jeans denim.

Aux trois mensurations principales (longueur du tour de taille, du tour de hanches et longueur d’entrejambe), au positionnement de la taille du jean (taille basse, regular ou haute), il faut ajouter un cinquième critère : le fit.

Fit” a de multiples significations en Anglais: “ajustement”, “agencement”, “raccordement”, pour n’en citer que quelques unes.

Le fit d’un denim signifie sa qualité d’ajustement à la morphologie, sans recours à une quelconque retouche, et qui s’exprime à travers la qualité de sa coupe, impactant aussi bien la silhouette / le look et le confort. La phase d’essayage, jadis synonyme chez un tailleur d’ajustement du vêtement, se traduit par “fitting” en Anglais.

Le fit va de paire avec une attente accrue d’individualisation de leur jeans de la part des consommateurs, dans un esprit “sur-mesure”; pour une certaine catégorie d’amateurs avertis, c’est ainsi autant pour le prestige de la marque que pour la qualité de son fit qu’ils seront prêts à acheter parfois à un prix déraisonnable leur jean favori.

Il n’est donc pas étonnant que les fabricants et créateurs de jeans mettent beaucoup en avant la qualité du fit de leur modèles, leur permettant de se différencier de l’offre concurrence et de justifier leur prix de vente. Le succès du denim sculptant est d’ailleurs là pour en témoigner. (lire aussi les articles “le denim sculptant: révolution ou simple phénomène de mode?” et “Le denim de A à Z : le denim sculptant”)

Mais le fit sert aussi et surtout à désigner le confort d’un jeans : la notion de confort qui s’ajoute aux critères bien connus pour définir un jeans (W-tour de taille et L-longueur de jambes). On trouvera ainsi un confort (fit) du plus ajusté (slim) au plus ample (loose), en passant par la référence mediane : le fameux Regular fit.

Le fit est donc un critère dont il faudra tenir compte dans le processus de choix de son jeans, orientant logiquement plus vers une coupe que vers une autre.

mondenim.com (c) Copyright 2012