Le jeans denim au secours de la série TV Dallas?

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Après plus de 20 ans d’absence, la série culte des années 80 DALLAS revient en 2012 !

Le temps a passé, la roue a tourné, du brut a coulé des puits de pétrole texans; ce sont désormais les rejetons de J.R et Bobby Ewing qui ont repris les affaires familiales, reproduisant le modèle des parents, tout en querelles, jalousies et coups bas.

Le second opus de ce qui reste l’une des série TV US les plus populaires des 30 dernières années aura-t’il autant de succès que le premier ? Ce n’est pas joué d’avance.

Quoiqu’il en soit, la production a souhaité mettre toutes les chances de son côté, tant par le casting que le stylisme des personnages : le jeans denim est en effet fortement présent et plus seulement adopté par un Bobby adepte du jean de la première heure, mais aussi par la nouvelle génération, témoignant de leur ancrage dans leur époque – jugez vous-même.

Pour autant, cela suffira-t’il pour faire renouer DALLAS avec le succès ? Réponse dans quelques mois; et si le succès de la série US ne tenait qu’à un fil… de toile denim?

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Qui veut la peau du jeans denim slim ?

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Info ou intox ?

Voici que le jean slim, l’une des star du vestiaire féminin depuis plusieurs saisons, fait a nouveau parlé de lui. Et cette fois-ci, ce n’est pas sous l’impulsion de telle ou telle célébrité, mais d’une chirurgienne américaine, le Dr Karen Boyle, qui affirme dans une récente interview dans l’International Business Times qu’un jeans denim slim pourrait provoquer un syndrôme baptisé Meralgia paresthetica, et qui consiste en des pressions au niveau d’un nerf de la cuisse, ayant pour conséquence « des symptômes d’engourdissement, de picotement et d’inconfort ».

Ceci venant confirmer ce qu’un médecin canadien, le Dr Parmar, avait déjà identifié au début des années 2000 auprès de plusieurs patientes qui présentaient la particularité d’être en surpoids et de porter des jeans (très) ajustés.

Ce qui amène certains observateurs à ne pas incriminer le jeans slim en tant que tel, mais bien la taille du modèle porté : ce n’est pas révéler un secret que d’affirmer que nombre d’hommes et de femmes pensent qu’ils font au minimum une taille de moins qu’en réalité, voire espèrent qu’en portant un jean de taille inférieure ils donnent effectivement l’impression de faire une taille de moins…

Les observations des Dr Parmar et Boyle nous inspirent deux réflexions principales :

1. il est essentiel de choisir le bon modèle de jeans denim, à la bonne taille ; nous le savions déjà pour des raisons esthétiques et de confort; cela suggère que cela pourrait l’être aussi pour des raisons d’agrément, voire de santé.

2. rendre responsable le jeans slim du syndrôme Meralgia paresthica nous paraît être un raccourci un peu hâtif. Pour en arriver à une telle conclusion, il nous semblerait important de compléter ces résultats par l’analyse des tailles des modèles portés par les personnes concernées, et de les comparer à leurs mensurations réelles…

A suivre…

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Le jeans denim est-il “l’uniforme” de la Génération Y?

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La génération Y, appelée également la ‘net generation’, ‘digital natives’ ou ‘e-generation’, définit la population (plutôt dans les pays occidentaux) née dans les années 80 et 90, qui a toujours connu l’informatique grand-publique, le téléphone portable, et a la culture de l’e-mail, et s’adapte aux nouveaux enjeux des réseaux sociaux.

A l’origine du “Y” : il s’agit de la génération qui suit la génération X (née dans les années 60 et 70). “Y” se dit “why” en anglais : autrement dit la population qui veut savoir pourquoi, qui veut connaître le sens de ce qu’elle fait. Qui est à la recherche d’un sens à ses actes et ses engagements.

La génération Y se distingue aussi par ses goûts vestimentaires, mélange de casual, sportswear et streetwear, mais aussi capable d’associer une pièce décontractée avec une pièce plus habillée : le jeans est plébiscité et est assorti avec une paire de sneakers ou de mocassins, une veste de costume ou un pull-over col en V, une chemise sans cravate ou un tee-shirt ‘fashion’.

Il est clair que les 15-30 ans -puisque c’est eux dont il s’agit – ont adopté le jeans et sont davantage prêts à débourser de 100 à 200 € pour acquérir le seconde peau, là où leurs parents ne pouvaient concevoir dépenser plus de l’équivalent de 80€ pour le fameux Levi’s 501.

A tel point que l’on peut se demander si le denim n’a pas pour cette fameuse génération Y une valeur implicite d’”uniforme“? Question provocatrice, qui insinuerait que le port du denim ne serait qu’un pur signe d’appartenance, émanation d’un instinct grégaire, ou le libre arbitre n’a pas sa place.

Les 15-30 ans sont effectivement nés avec des marques comme Diesel, Replay, G-Star, ou encore Le Temps des Cerises.

Le denim est aussi et surtout en adéquation avec certaines de leurs valeurs, de leur quête de liberté et d’individualité.

Pour autant, on ne peut qualifier le jeans d’”uniforme” pour les 15-30 ans :

-d’une part parce qu’il leur arrive de porter autre chose qu’un jeans (si si : la preuve, le chino fait actuellement un retour remarqué)

-d’autre part, parce qu’ils sont à la recherche d’un jean qui leur ressemble, parmi une offre extrêmement large, et vont justement éviter de porter le même jeans que leur voisin ou collègue

Le jeans est entré dans l’ère de l’individualisation, tournant justement le dos à une forme d’uniformisation d’autrefois. C’est la raison pour laquelle il est capable de séduire les nouvelles générations, y compris la génération Z, née à partir de 2000, qui n’a pas dit son dernier mot…

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Le jeans denim, “tenue incorrecte” ?

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Le denim s’est imposé progressivement dans les codes vestimentaires de tous les jours à travers le monde, favorisé par sa robustesse, sa facilité d’entretien, et la grande diversité de son offre, que ce soit en terme de coupes (du slim ou bootcut en passant par le tapered, le 7/8 ou le loose), de coloris (toutes les nuances possibles de l’indigo -du bleu clair qui confine au blanc cassé -façon Stone Bleach- à l’indigo hyper-intense d’une toile denim japonaise brute, mais aussi désormais toutes les couleurs de l’arc-en-ciel) ou de finition (l’effet usé, le strass, les innombrables personnalisations…)

Le jeans fait effectivement partie de la garde-robe d’une grande partie des femmes, hommes et enfants du monde entier. Pour autant, le jean est-il considéré comme une ‘tenue correcte‘? N’est-il pas condamné à être confiné au style décontracté, et donc pas adapté à des situations exigeant des codes vestimentaires plus ‘habillés’?

Les exemples sont nombreux où le port du denim n’est pas le bienvenu, que ce soit :

-dans certains établissements type boîtes de nuit, clubs ou autres bars branchés, affichant (ou pas) la mention “Tenue correcte exigée

-sur un parcours de golf, où chinos et pantalons à carreaux règnent en maître : le jeans n’est pas l’ami des règles de bonne conduite du golf -la très respectée “étiquette”

-dans certaines soirées ou événement exigeant le port d’une “tenue de ville“, c’est à dire le costume sans le nommer

-dans un environnement professionnel strict et codé, exigeant un rôle de représentation ou de démarchage commercial etc…

Force est donc de constater que le jeans n’est pas, dans certains cas, considéré comme une “tenue correcte” ; pour autant, nous ne nous laisserons pas aller à la facilité d’un raisonnement par l’absurde, qui consisterait à en déduire que le jean est donc une tenue “incorrecte”.

La raison est simple : le denim reste l’incarnation d’un style vestimentaire “casual”, par définition incompatible à un environnement plus strict et habillé.

Pour autant, les mentalités évoluent ces dernières années, portées par l’avènement du jeans de créateur ou du jeans brut -sobre et sans fioriture, tendant à faisant évoluer le jeans vers l’univers du “casual chic” ou “smart casual“, à mi-chemin entre la tenue décontractée et la tenue habillée, et ce en particulier auprès de la Génération Y (née dans les années 80 et 90).

La preuve en est :

-le denim s’invite aujourd’hui dans des environnements qui ne lui étaient traditionnellement pas accessibles, comme dans certaines entreprises, grâce au ‘casual Friday‘ qui consiste à encourager la tenue décontractée mais soignée… le vendredi),

-le look jeans + veste + chemise tend à s’imposer auprès d’une certaine catégorie de leaders d’opinion, comme les artistes, animateurs TV ou musiciens (lire les articles de la rubrique ‘Génération denim‘)

En étendant progressivement son registre du ‘casual’ au ‘casual chic’, faut-il pour autant prédire que le jeans denim réussira progressivement à s’imposer au sein des codes vestimentaires les plus stricts? Verra-t’on un jour le président des Etats-Unis recevoir ses homologues en jeans non seulement à Camp David, mais aussi à la Maison Blanche? Verra-t’on un jour un pianiste se produire en jeans au Carnegie Hall ou à Pleyel, n’arborant pas seulement la toile denim en séance de répétition ou d’enregistrement?

Ce n’est pas sûr, tant l’on reste attaché à certains symboles et la solennité de certains événements.
Mais ce n’est pas forcément souhaitable non plus : le denim n’y perdrait-il pas une partie de ses valeurs, empruntes de liberté et opposées à un certain conformisme?

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